Si la terre est ronde...

Le Blog de la Famille GERARD around the world !

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D’icarai à Jericoacoara

Publié par Alexandre le 14 octobre 2012
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Ce petit village est LE temple du kite ! Alors on peut s’en douter, c’est venté…  ça limite la sensation de chaleur et dispense de clim’ la nuit. Par contre sur la plage, pas moyen de poser sa serviette.

La pousada de Laetitia et Allan, 2 français venus s’installer il y a 5 ans.

Et ce temple du kite est aussi celui de beaucoup de français : du Havre à Marseille ils se sont donné rendez-vous, certains de passage, beaucoup y tenant un ou plusieurs commerces. D’ailleurs la pousada oú nous descendons est la réalisation de deux frenchies. On y a même fait la connaissance d’un Suisse ayant ouvert une boulangerie, une curieuse aventure… On en profite pour visiter son lieu de travail, expliquer aux enfants le process et les enjeux d’une micro-entreprise.

Visite de la boulangerie de Jean-Pierre, le Suisse !

Gauthier à l’oeuvre dans son restaurant avec Julie où nous avons merveilleusement dîner.

Quelques heures de travail avec les enfants. La salle de classe est au grand air.

De fait, les locaux se mettent pour certains à la langue de Molière à défaut, pour la plupart, de connaitre l’anglais. C’est le cas de l’ancien pêcheur reconverti en guide touristique qui nous emmène découvrir le coin. Un homme d’une grande intelligence ayant une sensibilité écolo, pas la « verte » qui parle beaucoup et agi peu, mais de celle qui permet de préserver, mettre en valeur et tirer avantage de ce dont la nature est riche.

Balade à la godille dans sa barque sur une lagune.

Nous y trouvons beaucoup d’huîtres sauvages.

Beaucoup de petits crabes rouges se cachent dans la mangrove.

Impressionnant, la dune de 30 mètres  plonge à pique dans l’eau !

Au delà de ces paysages magnifiques, nous avons aussi vu dans la région de Ceara beaucoup de lieux qui nous ont attristés : des ordures et déchets éparpillés ça et là, des sacs plastiques accrochés aux arbres et buissons, des bouteilles, des cannettes jetées au bord des routes ou dans les dunes, des conducteurs vidant leurs cendriers par la fenêtre… Et puis, sur la plage, une magnifique tortue de mer de plus d’un mètre d’envergure que nous retrouvons morte… Triste constat.

Ici dans un village.

Ici dans la mangrove.

Nous quittons ce petit bled pour rejoindre le village de Jericoacoara, encore plus au nord, célèbre car niché dans les dunes et accessible uniquement par la plage, une piste de 15 kms pour laquelle il nous faudra prendre un guide et conducteur. La voiture est blindée et plus nous progressons plus nous sommes convaincus de la pertinence de notre choix (on nous avait pourtant assuré du contraire).

La piste tout d’abord…

Et maintenant on vous emmène faire un tour sur la plage avec notre Doblo : >> ici << conduit par Felip, notre guide.

Arrivés sains et saufs après avoir franchi moults passages plus chaotiques les uns que les autres, nous découvrons notre logement au sein d’une pousada verdoyante.

Vous découvrez ici une caractéristique typique du Brésil : les chauffe eau de douche. Il s’agit d’une résistance montée en tête de douche pour donner un peu de chaleur. On évite ainsi d’avoir un circuit d’eau chaude dans la maison. Le « hic », est souvent l’installation électrique qui va avec… Nous en avons ici un bon exemple : les fils électriques non protégés à 10 cm du jet d’eau… Vous imaginez la suite !

Un plouf dans la piscine pour se rafraîchir  et déjà l’estomac des enfants crie famine. En parcourant le village, nous nous rendons compte qu’il est de façon presque exclusive constitué de pousadas (+ ou – 200 !), de restaurants et boutiques de fringues ou encore de loueurs de matos de kite ou surf…

Cela donne vite l’impression d’avoir été monté de toutes pièces, et pourtant, il y a encore 15 ans, seuls des pêcheurs et leurs familles vivaient ici, sans électricité, pas même un groupe électrogène. Depuis ils sont devenus guides ou commerçants, ont vendu leurs parcelles aux investisseurs et habitent à l’extérieur, toujours aussi pauvrement, le niveau de vie ayant, lui, grimpé en flèche.

L’église de Jeri.

Sur la plage, nous rencontrons Pablo, un gamin tout juste ado qui nous propose une balade à cheval : Maëlle attendait ce moment avec impatience… et nous prenons donc rendez-vous avant de filer nous équiper. 30mn plus tard, nos 5 montures sont devant la pousada emmenées à vive allure par 3 gamins, le plus jeune n’ayant pas plus de 7 ou 8 ans ! Durant cette heure de plaisir (plus ou moins partagé…), chacun a l’occasion de se faire remarquer : le cheval de Maëlle lui improvisera un solo de galop en direction de la falaise, inquiète mais toujours en selle, elle poursuivra la promenade au  plus proche du guide ! Servane, dès les premiers mètres, se plaint de son fragile postérieur, à l’entendre on pourrait croire qu’il est couvert de bleus… Arthur, insatiable, cherche la moindre occasion de galoper… Notre promenade nous mène en surplomb d’un rocher « troué ». L’été, il est traversé par la lumière du soleil couchant. Après un tour sur la plage, nos montures ont gagné leur repos et une photo pour la postérité.

A Jeri nous dînons avec Gérard, Français installé au Brésil et rencontré 3 jours plus tôt à Icarai de Amontada. Depuis longtemps amoureux de ce coin, il était alors hébergé chez les pêcheurs, dormant dans un hamac avec une bougie pour s’éclairer. Ce temps révolu, il n’en demeure pas moins résidant permanent depuis plus d’un an.

Pour ce jeudi matin, nous avons réservé une sortie en quad, une heure à parcourir la plage, la mangrove… Les enfants conduiront eux aussi, ils en profitent à fond. En arrivant à une lagune, nous découvrons des passeurs qui sur leurs barges font traverser les buggys, quads, etc. en poussant leur embarcation à l’aide de grandes perches.

 

Servane, comme Arthur, prendra vite les commandes !

Les passeurs.

Maëlle aux commandes… A fond, à fond !

Après quelques études le déjeuner et la « récréation » se passeront en surplomb de la plage. Ici aussi les kiteurs sont présents mais pas autant que les planchistes et quel spectacle ! Arthur et Alex s’initie, eux, au surf paddle. Le succès est inégalement réparti… Ah, quand l’élève dépasse le maître !

Arthur réussira vite à surfer une vague sur 150 mètres … Que du plaisir !

Pour pour le Père… s’était un jour sans !

En fin de journée, une fois le coucher de soleil admiré sur la dune, les enfants craquent pour une sushi-party devant un film pendant que nous sortons dîner avec un couple de québéco-franco-norvégien (non ! ils ne sont pas trois !). François et Raghenilde rencontrés eux-aussi à Icarai (the place to be !) ont réservé dans la même pousada où nous sommes déjà, incroyable concours de circonstance, doublé d’une excellente soirée.

Ici débute un week-end de trois jours avec ce vendredi dédié à « la journée des enfants ». Les habitants de Fortaleza en particulier gagnent la côte et les rues (de sable) de Jeri vont être bondées.  Felip, notre chauffeur nous rejoint et une nouvelle fois nous conduit hors de Jericoacoara. Retour à Icarai où nous logeons pour une nuit « chez l’habitant », en l’occurrence Corinne, toubib du Havre, fan de kite. Notre avion pour Salvador décolle demain après-midi, nous mettrons encore près de 3 heures pour nous rendre à l’aéroport de Forta.

Arthur dormira dehors dans le hamac… comme les brésiliens.

Notre limousine prête pour le retour !

Sur la route des rencontres étonnantes : plus on est de fou… moins ça
 tient la route !

D’ailleurs de nombreuses stèles jonchent les routes… Beaucoup de vies brisées !

La magnifique cathédrale de Cruz.

Encore une curiosité que nous souhaitions partager avec vous concernant les élections : la propagande bat son plein avant celle-ci de multiples façons (en l’occurrence les enjeux étaient ceux des maires, préfets..). Les voitures logotées aux couleurs des candidats avec autant de sono qu’une discothèque, les maisons peintes pour faire la promotion de l’un ou de l’autre des prétendants moyennant finances, les drapeaux, et autres objets… C’est bling-bling à fond, et tout à fait représentatif du système car il ne semble pas y avoir de débat de fond, c’est au plus offrant !

La promotion « mobile » et « sonore » … très « sonore » !

Ici un candidat se trouvant une vague ressemblance avec Bill Clinton , reprend son nom pour la campagne.

300 reals, c’est la somme perçue en échange de cette peinture de propagande sur sa maison !

Canoa Quebrada

Publié par Alexandre le 12 octobre 2012
Publié dans: Uncategorized. 4 Commentaires

Cette station balnéaire est située à 160 kms au sud de Fortaleza. Lieu prisé des hippies dans les années 70, c’est maintenant un village de 3000 âmes dont de nombreux étrangers. A la saison haute, de décembre à mi-février ce sont quelques 50 000 touristes qui viennent profiter du site.

La pousada qui nous accueille plonge sur la plage, jardin, terrasses, piscine et les chambres réparties en de petits bungalows ont vu sur la mer, plus verte que bleue.

A 3 mn de marche nous sommes sur l’artère commerçante, – la seule ! – animée de nombreux restaurants et boutiques.

 

Nous croiserons de nombreux français, dont certains tiennent des restaurant … l’occasion de manger « à la française » !

Les 3 nuits/2 jours que nous passons ici nous permettent de nous mettre à jour de nos gages et du blog, d’étudier posément, de réussir quelques rencontres Skype avec famille et amis, de préparer les prochaines destinations… Mais nous n’oublions pas de profiter des atouts de Canoa.

Le sable est partout. Sur la plage bien sûr où nous nous baladons  découvrant tantôt le produit de la pêche tantôt la conviviale ambiance des bars. Sous forme de dunes, tellement vastes que c’est en buggy que nous les parcourons : tous les 5 montés dans le véhicule, notre chauffeur nous emmène à la rencontre de quelques sites prisés : le « logo » de Canoa Quebrada, à flanc de falaise, dont l’origine et le sens, pour tous, restent flous, les activités organisées en plein désert, le coucher de soleil, majestueux…. 2 heures de ballade dont nous revenons enthousiastes autant qu’ensablés.

Allez… en voiture ! >> ici <<

Vous avez aimé ? … alors  on continue avec un petit tour sur la plage >> ici <<

Au détour d’une dune, nous découvrons une oasis en bas d’une grande descente,

Nous nous essayerons alors au Sandboard…. sur les fesses >> ici << , ainsi qu’à une tyrolienne rafraîchissante !!!

Alex et Arthur iront également en mer pour apercevoir les tortues qui viennent se nourrir à proximité, sur une embarcation typique des pêcheurs du coin >> ici << : entre bateau et planche à voile, une curiosité.

Le bateau est utilisé par les pêcheurs locaux. Beaucoup de vagues dans cette région, la bateau est donc construit pour ne pas embarquer d’eau. Pour la ballade c’est >> ici <<. Nous apercevrons une vingtaine  de tortues. Difficile à photographier car elles sortent la tête de l’eau pour regarder et, dans la seconde, plongent en piqué !

Nous découvrons un game-center, ou pour quelques reals, les enfants jouent à la play station ou la Xbox installées sur de vieilles télévisions.

La dolce vita à Canoa prend fin dimanche matin, la voiture chargée nous nous dirigeons vers Icarai, 190 kms au nord de Fortaleza (le grand écart! ). Ce sont de 5 à 6 heures de route qui nous attendent, enfin ça c’est la théorie….

En 2 heures nous arrivons au sud de Forta, contents de notre timing. Notre GPS est un nanar, il ne nous indique pas la « nouvelle » route (ouverte dans sa totalité depuis probablement plus de 5 ans! ) pourtant affichée sur la carte touristique que nous possédons. Et en essayant tant bien que mal (plutôt mal) de retomber dessus, nous nous retrouvons en pleine ville. La pause déjeuner s’impose et nous en profitons pour demander l’aide du serveur qui demande l’aide du livreur… Nous repartons forts de leurs explications lesquelles nous ramènent sur la route de Canoa ! Deuxième demande à une station service : « c’est la bonne route, continuez »… On s’interroge sérieusement en repassant aux mêmes endroits par lesquels nous sommes venus le matin sans y voir aucune bifurcation…. Trop c’est trop, re-arrêt, re-demande… Et là le gars ne sais pas lire une carte!… Nous finissons seuls avec notre GPS pourri et notre carte touristique par gagner la bonne route, cette aventure nous ayant coûté 3 heures de conduite en plus !!

On profite d’une pose pour découvrir la connectique électrique locale… Du boulot en perspective pour CHRONO Watt !

 

Bertrand, voici le Suzuki du coin …. rien que pour toi !

Il est plus de 17h30 lorsque nous arrivons à notre destination. Nous sommes partis à 9h30 de Canoa avec
350 kms à parcourir…. Désespérant! !

Durant cette longue ballade, nous croiserons beaucoup de vaches en liberté – et donc régulièrement sur les routes !

 

Le cheval, la mûle et l’âne sont présent partout dès que l’on s’éloigne un peu des grandes villes.

Liste de courses

Publié par Alexandre le 10 octobre 2012
Publié dans: Uncategorized. 6 Commentaires

Ce petit post est à destination de Milou ! (la Grand Mère des enfants!)

Voila près de 2 mois et demi que nous sommes partis et nos estomacs crient famine ! (enfin surtout à la nourriture française).

Ce matin, durant nous 3 heures de route, nous avons donc établi une liste des mets que nous demandons à Milou de ramener lors de sa visite en Polynésie. Comment ? Ça c’est son boulot aussi !

  • 3 boites de Deliciels (par personne)
  • 2 gateaux baulois
  • Des Oeufs de cailles mayonnaise
  • Un crumble pomme fruit rouge
  • Des meringues
  • Une tarte au citron meringuée
  • Un « Quaque » fourré aux mars
  • Une cocotte de poule au pot
  • Un Couscous 4 viandes
  • Un saumon fumé à l’aneth
  • Un « Poto feux »
  • Quelques Soles au beurre citronné
  • Une langue de boeuf sauce madère
  • Une tapenade de poivron jaune et courgette
  • Un filet de boeuf en croûte
  • Des crevettes grises de Pornic (pêchées par Papou – le Grand-Père !!!)
  • Une boite de Chocolats Guerlais (par personne)
  • 12 Verrines Guerlais (par personne)
  • 1 Confiture de mûre maison
  • Un saladier de carrottes vichy
  • 1 pot de confiture de pêche de vigne
  • 1 Terrine maison et son chutney d’oignons
  • 1 Coulant au chocolat
  • Plein de Dragibus et langues de chat (bonbons)
  • Des petits pots de beurre Bordier (aux algues, au piment, fumé, salé…)
  • Fromages…. Des pâtes molles surtout
  • 1 KG de caramel au beurre salé
  • Un panier panaché de glaces de la Fraiseraie
  • De la chantilly du MIN
  • Des fraises, et des framboises
  • 10 baguettes meunières de la boulangerie de l’Europe à Vertou
  • Quelques tablettes de chocolat Milka, Côte d’Or, Célebration,chocolat fourré à la mousse chocolat, lait fourre au lait chocolat blanc,
  • 2 kg Langoustine mayonnaise
  • Quelques boites de macarons
  • Des linguinis aux palourdes de la baie de Bourgneuf

Bref voici un résumé de notre petit délire qui nous a donné à tous l’eau à la bouche … à 10h00 du matin !

Milou… à toi de jouer ! Impossible de décevoir les enfants ;-))

Fortaleza

Publié par Alexandre le 6 octobre 2012
Publié dans: Uncategorized. 3 Commentaires

Arrivés en fin de journée lundi, nous grignotons rapidement avant de gagner notre hôtel en ville. L’office de tourisme étant encore ouvert, nous nous arrêtons et demandons des renseignements sur le quartier où nous nous rendons : « oui, c’est « safe » », « on peut se ballader le soir, avec les enfants ? », « ah non, ça ce n’est pas prudent… ». Gloups…  Avouons-le, c’est  le cas un peu partout en ville, de nuit comme parfois de jour.

Première nuit un peu bruyante à l’hôtel, le confort est rudimentaire mais suffisant. Matinée studieuse avant de faire la connaissance de Maria, amie de Pierre, le frère de Rigobert, qui va s’employer à nous faire découvrir la ville. Nous ne pipons pas un mot de portugais et Maria pas un mot d’anglais, ne parlons pas du français… Aïe… Grâce aux passerelles entre l’espagnol et le brésilien, nous parviendrons à vaguement nous comprendre. Mais à 6 dans sa Punto 2 portes, on gagne en proximité !!

 

Un saut au Mercato central et nous découvrons, sur 4 niveaux, un immense bazar dédié aux fringues, chaussures, à l’artisanat, aux babioles… Nous qui pensions nous rendre à un marché… Néanmoins le bâtiment, étrangement élaboré, retient notre attention.

Le restaurant auquel nous nous rendons est typique du Brésil : tout y est à volonté y compris les viandes présentées piquées sur de grands sabres tenus par des serveurs. Durant toute la durée du repas, ils circulent, de table en table, présentant tantôt du bœuf, tantôt des rognons, du poulet ou encore de l’agneau… Ils tranchent le morceau souhaité en même temps que la table se couvre de garnitures… Et c’est un chariot rempli de desserts qui nous est proposé pour couronner le tout !! Et bien personne n’aura été malade, na !

L’après-midi se poursuit avec une visite des plages, « futura do praia », où la mer est très agitée. Une partie de cette vaste plage est aménagée de clubs, restaurants, piscines, transats façon sud de la France, légion cocotiers en sus.  L’accès y est aisé, les camelots passent et repassent : fruits, dentelles, maïs à grignoter…

Une mer effectivement très agitée >> ici << avec un vent très fort qui souffle tous les jours 8 mois de l’année.

Le boulevard de la plage et la première barre d’immeubles passés, et c’est la dure réalité des favelas qui s’affiche.

Nous regagnons notre hôtel, conscients de devoir préparer la suite de notre séjour, et ça demande toujours quelques heures pour trouver des logements, malgré la basse saison. De même que pour trouver une voiture… Ici, essentiellement de petites voitures en location. Un loueur local nous dégotte un Fiat Doblo, on y croyait à peine.

Nous sommes mercredi et rendons visite à Gaby, 83 ans, français résidant à Fortaleza depuis 1982 et ami de la famille Gérard. Il a aidé et accompagné la famille pour l’adoption de Anne-Emmanuelle et Marie-Sophie, les sœurs d’Alex,  c’était il y a 24 ans déjà… Après la visite de sa maison où logent également l’un de ses fils et sa famille et sa fille adoptive, nous allons déjeuner au restaurant du coin, une sorte de vaste boulangerie doublée d’un self très bien fourni où l’on paie en fonction du poids de l’assiette : une façon intelligente de ne prendre que ce que l’on va manger.

Gaby nous raconte son parcours, truffé d’anecdotes et nous confie une mission : remettre un livre à une de ses amis à Christ Church en Nouvelle –Zélande. Arthur renchéri en proposant que nous le filmions, ce sera chose faite !

Le déjeuner passé, nous retournons sur la vaste plage vue la veille, cette fois pour en profiter. Nos maillots sont taillés XXL en comparaison du peu de tissu que nécessite un maillot brésilien… Parfois même on le cherche et c’est (trop) rarement gracieux. Point de top model ici…

Parfois, c’est gracieux …

Parfois moins !!!

La nuit tombe vite, à 17h30 le soleil se couche. Nous rentrons peu avant, passant à la « lavendria » récupérer le linge laissé la veille, Alex file en douce chez le coiffeur au grand damne de ses enfants, Arthur, lui, s’y refuse toujours, au grand damne de son père !!

Au restaurant en face de l’hôtel, nous choisissons notre dîner « sur photos ». Nous serons livrés un moment plus tard, et c’est très copieux en plus d’être bon.

Dernier tour en ville (Fortaleza, c’est 7 millions d’habitants) jeudi matin avec un stop au marché aux poissons. D’un côté les pêcheurs, de l’autre les étales garnis de beaucoup de crevettes (de l’élevage), de langoustes, poulpes et poissons.  Il y a ici beaucoup de jobs opportunistes : un homme s’est improvisé « placier ». Il interpelle les voitures, les aide à rentrer ou sortir de leur place… Là un autre pose un grand carton sur le pare-brise… dans l’espoir d’avoir quelques pièces… (le salaire minimum ici est de 6 à 700 reals soit 300 €).

Cette journée, les enfants l’attendaient. Nous allons au BeachPark, au sud de Fortaleza. Vaste parc d’attraction dédié aux jeux d’eau, et quels jeux !! D’immenses toboggans, certains hauts de 24 mètres, qui se descendent avec ou sans bouées seul, à deux, à trois parfois… Et surtout, Arthur en rêvait, le plus haut toboggan du monde, inscrit au Guiness Book,  un monstre de 41 mètres. Arthur et Alex ont relevé le défi, >> ici <<  brrrr…

Une nouvelle fois nous prenons la route, et celles de la région, le Ceara, quand elles ne sont pas chaotiques sont limitées, dans le meilleur des cas, à 80 km/h même sur des tronçons en 2×2 voies. Certes notre carrosse ne permet guère plus, m’enfin quand on a 150 kms à faire et que sur les tronçons à 60 (nombreux) il y a un radar tous les 500 mètres, ça fini par être lassant. Souvenez-vous en quand vous prendrez la route, ça aide à relativiser !

Une particularité : les camions sont très souvent équipés d’un système de refroidissement des freins avec injection d’eau. 

C’est donc de nuit que nous parvenons à Canoa Quebrada station balnéaire réputée, 3000 habitants à l’année, quelques dizaines de Français, et jusqu’à 50 000 l’été (de janvier à mi-février). Ca fait froid dans le dos, non ?

Gage 9

Publié par Alexandre le 6 octobre 2012
Publié dans: Uncategorized. 1 commentaire

Moins dangereux que les piranhas, ce gage plait beaucoup à toute la famille !!!

Seul petit problème, on ajoute 2 kilos à nos valises qui ne cessent de s’alourdir !

Un jour ça ne passera pas à l’enregistrement c’est sûr !

Fortaleza Vous achèterez 5 paires de véritable Havaianas à votre taille et de couleurs différentes puis posterez une photo de vos pieds en rond dans le sable.

Nous voici donc équipés avec les chaussures locales !

Probablement 50 % de la population a des tongs aux pieds dont pour majorité les fameuses havaianas.

Amazon Dream

Publié par Alexandre le 4 octobre 2012
Publié dans: Uncategorized. 4 Commentaires


Voici quelque minutes que je pose les mots, les reprend, tente d’articuler mes idées… mais les quelques jours qui viennent de s’écouler, hors du temps, loin de nos préconçus, avec, à portée de main, l’essence de la vie me laissent dans l’incertitude de pouvoir retranscrire fidèlement…

C’est pleins d’espoir et pourtant déjà convaincus de notre chance que nous arrivons sur L’Amazon Dream, bateau de construction typiquement amazonienne, qui nous révèlera l’incroyable fleuve Tapajos, depuis les surprenantes plages découvertes par la baisse des eaux jusqu’aux rencontres dans les villages reculés qui jalonnent le fleuve. Et j’ai bien peur que les mots pour conter cela n’aient pas encore été inventés… Il faut le voir pour le croire ! Bon, je me lance, par avance frustrée de ne pas pouvoir mieux partager.

Mercredi après-midi, après l’accueil à l’aéroport, le trajet qui nous mène jusqu’au quai où est amarré le bateau est l’occasion d’une première découverte de la ville, située au confluent de l’Amazone et du Tapajos.

À notre arrivée, Bernard, l’armateur, nous reçoit à bord de l’Amazon Dream,  et nous découvrons nos cabines situées à l’avant du premier pont. Autour de jus de fruits aux saveurs étonnantes, nous faisons connaissance de l’équipage, de Wilson, un guide brésilien de pure souche allemande et des passagers. Notre environnement est essentiellement francophone : armateur, majorité des passagers et certains membres de l’équipage qui s’appliquent à comprendre et répondre en français.

Après avoir largué les amarres et passé le contrôle de la marine brésilienne, barge située dans le cours du fleuve, nous glissons doucement vers la ligne de rencontre des eaux. En aval, sur des kilomètres, les eaux bleues du Tapajos s’enlacent avec les eaux jaunes  de l’Amazone sans se mélanger.

Quelques heures de navigation, entre repos et contemplation et nous arrivons de nuit sur la plage d’Icuxi sur le fleuve Arapuns découverte seulement à la saison des basses eaux. La première nuit se passera « beachés » : la pente est si prononcée que l’avant du bateau peut venir se poser dans le sable.

Après le diner, délicieux, nous débarquons et marchons, à peine éclairés par la lune sur cette langue de sable. L’eau du fleuve est chaude, tant et si bien que les raies, venimeuses celle-ci, viennent se reposer dans les endroits de faible profondeur… méfiance…

Nous profiterons des soirées pour jouer aux échecs. Arthur progresse vite, très vite !

Au réveil du second jour, les plus matinaux marchent jusqu’à la lisière de la forêt, guidés par Bernard et Wilson, et c’est après le petit-déjeuner que nous nous baignons, une première dans ce fleuve aux eaux bleues-vertes et chaudes. Quel plaisir !

Sur cette bande de sable, les oiseaux nichent à même le sol.

En bateau nous naviguons en direction du Rio Jari d’où s’organise un départ en canot à moteur pour l’observation des oiseaux sur les berges du lac de Bragança.  Des oiseaux de toutes les espèces viennent nicher dans les arbres sur les bords du lac. A cette saison, les eaux sont basses, les terres immergées 4 à 5 mois de l’année se couvrent de « prairies » où le bétail est transporté. Durant 6 mois les familles s’installent, une vie s’organise entre école, élevage, église et pêche.

Les moteurs des bateaux sont  simples (du type de  nos groupe électrogènes), ils sont montés sur une platine avec un axe, une grande tige permet de fixer une hélice que l’on dirait faite à la main. Ce moteur sert aussi à d’autres tâches comme le broyage du manioc.

Marée basse sur le fleuve, on ramène les bêtes pour brouter.

Les maisons traditionnelles sont en paille. Elles durent 4 à 5 ans.

Les autres sont en bois. Elles sont sur pilotis pour passer l’hiver.

L’église à gauche (on y voit le niveau « haut » des eaux). L’école dans les 2 salles de droite. Un bateau assure le ramassage scolaire.

Nous découvrons aussi un animal qui nous suivra durant tout le voyage avec ses copains : le vautour >> ici <<

Nous nous essayons à la pêche (nous avons à l’esprit le prochain gage) qui se soldera par la prise d’un poisson chat.

En fin de matinée, navigation vers Alter do Chao, les « Caraïbes au cœur de l’Amazonie ». Puis vient le mouillage à la pointe du Cururu (ou près du lac vert de janvier à août : une légende indienne raconte qu’une pierre magique cachée au fond du lac lui donne ces étonnants reflets bleu-verts). Baignade puis visite du village et de ses boutiques d’artisanat indien et cabocle.

Nous découvrons à cette occasion les armes locales : casse-têtes, crève-yeux, lances, arcs, sarbacanes…

Ici Arthur simule le rite initiatique du passage à l’âge adulte : mettre la main 2 minutes dans une « poche » remplie de fourmis… l’épreuve est terrible. Car en effet ici l’animal le plus craint est la fourmi. Elle dévore tout. Une des premières consignes qui nous est donnée : lorsque l’on marche sur des fourmi,: on court, vite, et on ne s’arrête sous aucun prétexte !

Étonnant village où on interpelle la population sur l’importance du vote…

…où l’équipe des dauphins roses affronte l’autre équipe dans des grands concours de danse qui durent des jours (Eh oui les dauphins roses existent ici, nous en avons vu à plusieurs reprises)…

… où on interdit la musique (cad la sono à fond la caisse dans les voitures).

Le soir, direction le village de Maguari à la lisière de la forêt nationale de Tapajos.

A 7h, nous débarquons pour une marche en forêt primaire en compagnie de guides natifs de la communauté de Maguari, à la recherche des arbres géants. Nous traversons le village, découvrons l’art de la récolte de la sève d’hévéa qui produit le caoutchouc, >> ici << et allons à la rencontre des écoliers.>> ici <<

La randonnée nous emmène en forêt secondaire (celle qui a été un temps défrichée pour être mise en culture puis est revenue à l’état sauvage)   puis en forêt primaire, protégée, jusqu’à trouver d’immenses arbres vieux de 600 à plus de 1000 ans. Nous revenons fourbus après près de 6 heures de marche et 17 kilomètres dans la chaleur tropicale… Si nous avons pu observer des oiseaux, rois de la canopée, des papillons bleus, des chenilles et profiter des talents de tressage de nos guides indiens, impossible de surprendre les singes agiles et les paresseux !

Allez, vous aussi, découvrez la ballade : >> ici << Un guide devant, un derrière et un au milieu… L’ouvreur veille en permanence : regard en haut, à droite et à gauche … Les consignes sont simples : on reste dans la trace du guide !

Un anti-moustique naturel >> ici << (Mais il faut vite les écraser sinon ça mord dur !)

Comment préparer la « paille » pour les maisons >> ici <<

L’arbre qui donne les fléchettes pour les sarbacanes. Elles sont trempées dans du curare.

Voici la fourmi qui permet de réaliser des sutures : on la positionne sur la coupure, elle mort, et on lui coupe la tête qui restera sur la peau. Celle ci est morte, sinon il ne la tiendrait pas comme cela. Je me suis fait mordre à plusieurs reprises par des petites fourmis, je vous assure qu’à chaque fois, j’ai battu des record de vitesse pour enlever ma chemise et trouver la bête.

Ces « cheminées » sont construite par des larves qui deviennent des cigales.

Sur cette photo une écorce d’arbre qui sert de papier de cigarette.

Un de nos guide trouve dans la souche d’un arbre tombé de la terre cuite. La preuve de les indiens habitent ici depuis très très longtemps !

Steph découvre comment communiquer à distance en forêt >> ici <<

La plante qui leur sert à se peindre le corps.

Incroyable : au détour du chemin on découvre une scierie ! En fait les cabocles sont très habiles, lorsqu’un arbre tombe naturellement, ils le débitent sur place à le tronçonneuse et en font des planches. Un travail d’orfèvre.

Ils connaissent parfaitement la forêt, la respectent et l’utilisent : >> ici << cet arbre sert de médicament

Quelle maîtrise, un sac à dos en 10 minutes : Début, à 5 min, au final !

Maëlle aura vite son éventail et son sac à main !

Autant vous dire que l’après-midi sera dédiée à un repos bien mérité !! Une dernière visite au village pour les uns avant de nous diriger vers le lac de Bragança, où vivent les indiens Munduruku. Le gros orage qui enveloppera toute la région ce soir-là ne nous permettra pas d’aller, de nuit, observer et capturer le crocodile.

Nous sommes samedi et le programme de cette matinée est varié : rando en forêt primaire, la jungle à l’état pur, observation de la faune grâce à une marche sur les bandes de terre découvertes par l’eau se retirant à cette saison, et pour nous, pêche avec les indiens Munduruku, dans un premier temps dans l’annexe du bateau ensuite dans une pirogue pour Alex et Arthur. Nous passons quelques heures à chercher le piranha, bien sûr, et seule l’équipe Munduruku/les garçons transformera l’essai ! L’orage de la veille aura sans doute troublé le sommeil de poissons qui s’accordent une grasse  mat’… (il faut bien que quelqu’un porte le chapeau non ?).

Nous pêcherons de drôles de poissons >> ici <<

Quelle dextérité dans le maniement de la pagaie >> ici <<

C’est néanmoins l’occasion d’un moment d’observation et de découverte, hérons blancs, poules d’eau, libellules, ibis… habitants d’un paysage aux lumières changeantes. Bernard, disponible et attentionné, nous accompagne.

En fin de matinée, nous nous retrouvons tous au village à quelques centaines de mètres de la berge, traversant le terrain de foot où paissent les vaches, circulant sur la piste nouvellement réalisée pour gagner la place où se dresse un apéritif apporté par l’équipage agrémenté de délicieux poissons pêchés et grillés par les Munduruku.

La bibliothèque

L’école des grands.

La « petite » église. Ici on est souvent animiste et chrétien… en même temps !

La classe des petits… sous l’arbre !

Le chef du village nous présente une « prise ».

Les rencontres qui s’en suivent sont uniques, le chef du village nous racontant l’œuvre d’un des esprits de la forêt >> ici << pendant que les garçons du village tentent un rapprochement avec Servane… Et le concours improvisé de tir au lance-pierre, remporté par Xénia, une passagère inexpérimentée, rassemble le plus grand nombre sur le terrain de foot !!

Après le déjeuner qui se prend dans la salle de restauration au second pont, nous naviguons  vers Vista Alegra, ce qui nous permet une nouvelle fois d’admirer ce fleuve parfois large de 20 kms (tant et si bien que l’on a souvent l’impression d’être en mer !)

pour arriver à « aldeia » ou village des indiens Cumaruara. Une fois le bateau arrimé, le bain s’impose, l’eau est verte et claire, le sable à peine jaune. Arthur et Alex révisent leurs gammes de skieurs dans la baie.

Un grand Kif : faire du ski au milieu de l’amazonie ! >> ici <<

A la nuit tombée nous prenons les annexes >> ici << et zigzaguons dans les méandres de la rivière pour aller assister  à la soirée donnée par les indiens : danse du tipiti et carimbo (danse officielle état du Para, le Para étant le nom de cette région). Mais admirez plutôt :

  • Danse des enfants  >> ici <<
  • Puis des invités >> ici <<
  • Danse des grands >> ici <<

Bernard, l’armateur et pour cette semaine notre responsable de croisière est accueilli ici avec bienveillance et respect, dévoué et respectueux qu’il est pour toute la population indienne. Cet homme passionné et passionnant se laisse émouvoir, touché par l’accueil (un poulet et un gâteau ont été cuisinés pour lui !) de ceux qu’il connait depuis des années et avec qui il partage de façon privilégiée.

Au matin nous regagnons ce même village pour découvrir la vie quotidienne et la préparation de la farine de manioc, base de toute l’alimentation locale. Ce travail harassant est l’une des rares sources de revenu de cette tribu. Les sacs de 50 kilos sont vendus à un tarif élevé en ce moment, 100 reais (soit environ 38 €) contre seulement 20 reals l’an passé. La plantation du manioc est simple, il lui faut 6 à 7 mois pour pousser, le tubercule est arraché lors qu’il a la dimension d’une grosse aubergine et « traité » dans la journée : 7 à 800 kilos arrachés, épluchés, râpés, égouttés, tamisés puis séchés permettrons de remplir 4 ou 5 sacs… Les jours de récolte, toutes les générations sont réunies pour ce travail. Nous demeurons admiratifs et humbles.

  • Épluchage >> ici <<
  • Nettoyage>> ici <<
  • Broyage >> ici <<
  • Essorage >> ici <<puis >> ici <<
  • Tamisage >> ici <<
  • Cuisson >> ici <<

Un coup d’œil à l’artisanat local (des bijoux fabriqués avec les graines de la forêt) et nous traversons le village, depuis l’église où les mariages se célèbrent une seule fois par an, lorsque le prêtre vient, à l’unique et récente cabine téléphonique alimentée par panneau solaire (les rares appels sont pour l’hôpital, lorsqu’un accident ou une morsure de serpent surviennent, et l’ambulance, si elle vient, n’arrive pas toujours à temps…), en passant devant l’école : nous sommes ici en « zone d’éducation prioritaire », un professeur pour 6 élèves dans un bâtiment spacieux et fonctionnel. Le gouvernement fourni les uniformes et un repas pour tous.

L’ancienne école est aux couleurs de l’ancien parti au pouvoir.

Donc lorsque le nouveau gouvernement passe il en fait construire une nouvelle… à ses couleurs !

Les feuilles sont sèches et prêtes à faire un nouveau toit.

Nos pas nous mènent en forêt, dans le lit d’un cours d’eau asséché (ou presque). Nous y croisons un serpent corail dont la morsure est mortelle, que notre guide indien au regard perçant délogera et tuera au pied d’un arbre. Ouf ! >> ici <<

Encore quelques mètres et surgie devant nous une clairière traversée par un « iguarapé », une rivière peu profonde qui serpente quelques kilomètres jusqu’au lac Anuman. Emmenés en pirogue par 1 ou 2 indiens Cumaruara, c’est un parcours magique qui s’offre à nous, au cœur de la forêt, coupés du temps, à mille lieux de la fureur et du bruit. Images d’Epinal au cœur de l’Amazonie.

Allez on embarque >> ici << avec Arthur.

On peut même vous proposer de mettre la tête sous l’eau >> ici <<

Pour l’anecdote, c’est d’ailleurs ici que notre linge aura été lavé : en effet les femmes indiennes ont lavé, séché, repassé ( !) le linge emporté tôt le matin. >> ici <<

Autre anecdote, 15 jours avant notre passage un cabocle s’est fait attraper la jambe dans ce même endroit par un anaconda de 3 mètres. Il a fallu tuer la bête… Oui c’était un peu dangereux pour les enfants !

En notre absence l’équipage nous a préparé une nouvelle surprise, et c’est un déjeuner sur la plage qui nous attend,  caipirinha, grillades de viande, ananas grillés. Les pieds dans l’eau ou à l’ombre des arbres, nous savourons ce moment partagé avec les 10 autres passagers, Bernard et Wilson, livrés aux bons soins de la cuisinière.

Un déjeuné accompagné de jolis papillons >> ici <<.

Seule une raie viendra troubler ce début d’après-midi en piquant violemment un passager. C’est un choc et une douleur aiguë qui le mèneront au centre anti-poison. Après quelques heures, l’inquiétude passée, les médicaments ayant agi, nous le retrouveront soulagé et en forme.

Georges joue avec les enfants dans l’eau quelques minutes avant d’être piqué… Une douleur incomparable !

Pour cette dernière soirée, malgré les impondérables, nous allons vivre un moment d’exception avec une soirée sur la plage de Pindobal (à quelques encablures de la cité d’Alter do Chao), piste de danse et ses danseurs traditionnels, groupe de musique, rotonde creusée dans le sable en lieu et place des tables et chaises…. Une nouvelle fois nous nous sentons incroyablement privilégiés, à la fois « seuls au monde » et si merveilleusement bien accueillis ! Bravo Bernard ! Bravo L’Amazon Dream !

  • Les danses >> ici << et >> là <<
  • Puis on se met tous au pas Brésilien >> ici <<
  • Arthur … mais que fais-tu ? >> ici <<

La tête pleine d’étoiles, le cœur chaviré nous profitons de cette dernière nuit au mouillage.

Les enfants décident de sauter du bateau, plus haut, encore plus haut… >> ici <<

Arthur sautera même du haut du bateau !

Cette journée de lundi a l’amertume des au-revoir, les bagages bouclés nous profitons encore un peu de la navigation qui nous ramène à Santarem, non sans songer que nous avons encore beaucoup à apprendre de cette région, de ses indigènes… Il est difficile de partir…. Et  déjà nous nous imaginons revenir… Qui nous accompagne ????

Gage N° 8

Publié par Alexandre le 2 octobre 2012
Publié dans: Uncategorized. 3 Commentaires

Ce gage s’annonce comme un vrai challenge !

Santarem / Santarem – Croisière Pêcher un piranhas avec une pirogue et un appât à base de viande. Dans le cas où vous n’arriveriez pas à attraper un spécimen, une photo d’un piranhas vivant dans son milieu naturel pourra valider ce gage.

Alors voilà la bête !!!

 

Vidéo >> ici <<

Ce petit poisson est véritablement incroyable. Les cabocles, nos hôtes, le manipulent avec beaucoup de précaution et expliquent que sa morsure est terrible.

Pour le pêcher :

  • On monte un bas de ligne en fer, sinon, ils le cisaillent aisément
  • On utilise un appât viande ou crevette (d’eau douce que l’on attrape dans les herbiers)
  • On agite l’eau avec sa main… mais pas trop longtemps… pour attirer le piranha. Il pense alors qu’un animal vient de tomber dans l’eau et se précipite pour le dévorer !

Pour tout vous dire, nous avons tenté à plusieurs reprise d’en attraper. Mais les piranhas sont moins présents dans le Tapajos que dans l’Amazone.

Lors d’une pêche, j’ai sorti un piranha de l’eau mais je n’ai pas réussi à le ramener à bord.

Ceci que vous découvrez à été pêché par un jeune cabocle qui nous avait emmené pêcher sur sa pirogue avec Arthur.

A sa sortie de l’eau, les pêcheurs ont mis dans la bouche du piranha une tige qu’il à coupé nette à 7 ou 8 reprises ! Impressionnant… et aussi assez terrifiant lorsque l’on sait que nous nous sommes baignés tous les jours dans ce fleuve !

Les machines aux US

Publié par Alexandre le 2 octobre 2012
Publié dans: Uncategorized. Poster un commentaire

Avec un peu de retard …

Voici quelques photos de chantiers prises aux US : vous constaterez beaucoup de similitudes avec ce que nous avons découvert au Canada.

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On notera :

  • Le scrapper semble beaucoup plus utilisé qu’en Europe. J’ai l’impression qu’il est mis à contribution dès qu’il y a un peu de terrassement, .
  • Les chantiers et accès chantiers ne sont pas plus protégés qu’au Canada
  • On trouve des raboteuses très régulièrement
  • De même, les petits bulls sont très présents
  • Des acteurs européens présents : Skanska, une boite de TP Suèdoise, que j’ai retrouvé à plusieurs endroits
  • Ici c’est le fief de United Rental (1er loueur au monde, 10 fois plus grand que Loxam) et de Hertz Equipement
  • Enfin j’ai constaté que les machines « côté conducteur » semblaient plus « simples », pas de cabines sophistiquées dans la majorité des cas.

Un vent d’aventure…

Publié par Alexandre le 27 septembre 2012
Publié dans: Uncategorized. 3 Commentaires

Alors que notre semaine antillaise prend fin, le périple qui nous conduit à notre prochaine destination, Santarem, s’annonce épique.

Une mobilisation générale de tous nos amis et contacts aura raison de cette suppression de la ligne Cayenne/Belem de (presque) dernière minute.

Un premier vol nous mène de Fort de France à Cayenne où nous nous attend Ikaro, un dévoué chrono-man, qui nous conduit en 3heures à Saint Laurent du Maroni, à la frontière avec le Suriname.

Sur la route, nous rencontrons de nombreux feu, déclenchés par le soleil.  >> ici << Pompiers n’interviennent pas car la végétation dense et « grâce » limite vite la propagation.

Nos pauvres policiers Français (membre de la PAF), passent leurs journées à : tamponner des visas, faire des bâtons dans des cases, lire le France Antilles et le programme télé ! Quel Job !

D’ici, après avoir fait tamponner nos visas, notre guide nous trouve une pirogue  (une de celles que l’on hésite à emprunter…) pour traverser le fleuve Maroni. >> ici <<

A peine le temps de se faire peur et nous gagnons le Suriname, et franchement, sans la bonne escorte d’Ikaro, nous aurions été en difficulté pour trouver ne serait-ce que le poste frontière !!

Les formalités accomplies, un taxi retenu quelques jours plus tôt nous attendait encore (ouf!). Serrés comme des sardines, et l’expression n’est pas usurpée (à 6, chargés des 5 bagages et de nos sacs à dos dans le tacos…) nous prenons la route. De fait, soyons lucides, cela n’avait rien d’une route (au moins les 2 premières heures), tout au plus une piste, remplie de nids d’éléphants (nids de poules minimisant un peu trop la situation), poussiéreuse, jalonnée de travaux menés tantôt par des entreprises chinoises (dont notre chauffeur raille les compétences (et pour cause, ce sont juste quelques tronçons éparses commencés et jamais finis! !!)) tantôt par des sociétés européennes (circulation améliorée certes mais route encore un peu « bricolée » au regard des normes européennes)… Et puis cette conduite à gauche, on a toujours du mal à s’y faire, plus encore lorsqu’elle oscille d’un côté â l’autre de la piste, au gré des obstacles et conditions de circulation….

Pour partager un bout de piste avec nous, cliquer >> ici <<

Petit réconfort, si la route n’est pas bonne, on en profite pour regarder la télévision qui est souvent présente  dans les voitures !

Après 3 heures de ce traitement, fourbus, nous parvenons à Paramaribo, capitale du Suriname. >> ici << Une bonne nuit dans un hôtel du centre-ville, et comme nous l’avions convenu avec notre chauffeur de la veille, à 12 heures, nous faisons connaissance de notre guide pour quelques heures, Nicole. Nous partons donc découvrir cette ville, ancienne colonie tantôt hollandaise tantôt britannique. Ici une quinzaine de langues cohabitent dont les plus importantes sont : le néerlandais, le créole surinamien à base d’anglais,  l’hindi, le javanais, le créole guyanais… Une belle découverte que cette cité posée à 15 kms de l’embouchure du  fleuve Suriname. Paramaribo, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2002, est connue pour sa diversité ethnique. Les habitants sont indiens asiatiques, indigènes, africains, indonésiens (île de Java) et descendants des Hollandais.

Nous avons été entonné par la densité d’oeuvres d’art que l’on trouve ici.

Une visite du marché nous renseigne sur les spécialités locales, et nous y circulons très aisément, sans être inquiétés même si nous semblons être les seuls « touristes » présents. Les rues du centre sont pleines de boutiques de vêtements, de commerces alimentaires ou de téléphonie. A l’échelle du pays, l’activité économique repose principalement sur l’exportation d’or, de bauxite, de cannes à sucre, de sucre, de riz, de cacao, de café, de rhum et de bois tropical.

La « maison » du Président en réfection actuellement. Il n’y habite pas car  » C’est trop dangereux ! »

Dans l’après-midi notre guide nous conduit devant les plus belles demeures de la ville, le quartier chic où résident les nantis : directeurs d’hôtels ou de casinos, commerçants… et trafiquants de drogue ! C’est clinquant à souhait!

Nous terminons la journée autour de la piscine de l’hôtel, entre jeux d’eau et rédaction du blog avant de prendre une navette pour l’aéroport. La nuit va être longue puisque notre vol pour Bélem prévu à 1h15 décollera finalement avec une heure de retard… A 4 h 30, nous gagnons l’hôtel où des chambres communicantes ou proches sont théoriquement réservées… 1h plus tard, nous finissons péniblement par avoir 2 chambres, dans 2 couloirs différents et seulement 2 lits simples pour les enfants : épuisés ils se coucheront en travers pour quelques heures.

Retour à l’aéroport à 11h pour prendre le vol qui nous posera à Santarem, destination depuis laquelle nous allons découvrir le nord du Brésil, l’Amazonie ! L’aéroport est pittoresque et l’accueil de la représentante du bateau, Héléna, pétillant et convivial. Jolie ville que celle de Santarem, située sur un affluent de l’Amazone, le Jaquaré. A cet endroit, les eaux bleues-vertes de cette rivière rejoignent les eaux marrons de l’Amazone qui est né au Pérou.

Et déjà nous apercevons le bateau à bord duquel nous allons voyager… Mais patience….

A très vite !

Martinique, fleur des Caraïbes

Publié par Alexandre le 25 septembre 2012
Publié dans: Uncategorized. 2 Commentaires

Cette semaine, nous l’attendions tous : heureux de nous éloigner de la culture US certes, mais surtout enthousiastes à l’idée de retrouver  des repères (ce n’est effectivement notre premier séjour), des saveurs, notre langue maternelle et plus que tout nos amis !

Cassandre attendait son parrain, et quel entrain pour lui sauter au cou ! Ces moments sont précieux, les occasions étant toujours trop rares, et ces quelques jours auront permis de collecter des souvenirs, joyeux, ludiques, touchants, intimes, sincères, de partager, d’expérimenter…

Regardez moi cette grande séductrice !!!

Car ce séjour martiniquais réserve de belles découvertes, dont celle d’une bananeraie de moyenne montagne, visite passionnante menée par un exploitant engagé : les secrets d’une belle et bonne banane, les progrès  de sa culture, la cueillette, le tri… Un régime de banane mettra 8 à 9 mois à parvenir à maturité à une altitude proche du niveau de la mer contre 11 à 12 en altitude et sa densité (légèrement inférieure à 1 ce qui lui permet de flotter quand elle est verte) augmente elle aussi.

Voici une banareraie.

Chaque régime est protégé par un un sac qui  évite que la peau de la banane soit abîmée. Eh oui, chez nous on mange les bananes avec une peau parfaite, ce qui n’est pas le cas dans tous les pays.

Lorsqu’il est mature, on coupe le régime (+/- 35 kg) et on le porte à dos d’homme vers un grand rack. Puis on le décharge >> ici <<

Séance de déshabillage… Les feuilles blanches sont des protection permettant que les bananes ne s’abîment pas entre elles.

Les opérateurs vont ensuite découper avec une petite serpette le régime.

Puis on les lave à l’eau de la rivière qui passe sur l’exploitation.

Enfin vient le séchage suivi de l’emballage et 10 jours plus tard ils arrivent par bateau pour rejoindre une des mûrisseries métropolitaines. Encore 5 à 10 jours et vous les achèterez dans vos magasins, sur les marchés…

Et que dire de cette excursion aux spectaculaires « Gorges de la Falaise » proches du mont Pelé ? Une balade le long d’une rivière encastrée entre 2 énormes falaises couvertes d’une forêt tropicale dense, qui mènent à des cascades. L’eau y est… hum… rafraichissante. Mais quel parcours ! Une première pour nous…

Paysage magnifique,

Un guide nous aidera pour les passages les plus délicats.

A plusieurs endroits… plus personne n’a pied dans les rapides.

TiDed, tu vois on est sympa… là on ne voit pas trop les chaussettes 😉

Et enfin la découverte d’une magnifique chute d’eau… Et croyez moi quand ça tombe de si haut, ça réveille !  >> ici <<

Après cette « première » aux Gorges de la Falaise, il y en a eu d’autres :

Première pêche aux crabes de terre pour une équipe talentueuse : Cassandre, Maëlle, Edgard, Arthur, Martin et Alex qui armés de lampes de poche (l’opération se fait de nuit) et d’un seau ont pu capturer dans la mangrove quelques remarquables spécimens.

Première sortie en ski nautique pour Maëlle, pilotée par Ti’Ded, soutenue, dans l’eau, par Christiane puis Arthur et encouragée sur le ponton par tous les autres, béats d’admiration.

  • Maëlle fait ses 1er pas >> ici<< à l’age de 8 ans .
  • Arthur qui nous donne une bonne leçon de persévérance en Wake >> ici <<
  • Pendant que Servane se dit … plus que 2 ans pour passer mon permis bateau ! >> ici <<

Première pêche au fusil sous-marin pour Arthur (le kiff intégral !!) et Alexandre, emmenés de main de maître par Martin (AH Martin, s’il n’existait pas…)

Première soupe de poisson… La pêche à la traîne aura permis de nourrir la famille !

Et même en vidéo >> ici <<

Et s’il n’y a pas eu que des « premières fois » cette semaine, c’est pour mieux revivre les petits et grands bonheurs d’être ensemble.

– Les ballades en bateau

Et aussi à fond la caisse >> ici <<

Et parfois avec un peu de mer >> ici <<

Maëlle en profite et se trémousse >> ici <<

Pendant que Servane joue les « Brigitte »

– Les fonds blancs

Attention, ne pas oublier la table flottante… c’est très important !

Les enfants adorent >> ici <<

– Les apéros ou les dîners avec les copains et la famille

– Les plages désertes ou presque

Pour faire griller les lambis…

Des heures sous l’eau

Vidéo 1 >> ici << – Vidéo 2 >>  ici << – Vidéo 3 >> ici <<

et découvrir des animaux incroyables >> ici <<

Et encore et toujours des paysages magnifiques…

Bref si ce n’est pas le paradis, ca y ressemble beaucoup !!!

Nous n’avons pas assez de mots pour exprimer combien nous avons apprécié et sommes reconnaissants. Merci à nos hôtes de nous avoir concocté tant d’attentions et fait la plus belle place qui soit, parmi eux…

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