Les journées se suivent et se ressemblent, la pluie et le vent associés pour nous faire découvrir cette autre facette, l’envers de la carte postale : la saison des pluies !
Le lagon de Moorea est devenu trouble d’où des activités nautiques modérées . Seule la salle de sport de l’hôtel fait de l’oeil aux plus motivés !

Mamilou en profite pour s’offrir une petite gastro, un excellent moyen de ne pas quitter le fond de son lit, mais ici, pas de feux de cheminée…
Lundi, pour notre dernière journée sur cette île couronnée de pics volcaniques, bordée par un lagon limpide, nous louons une voiture (en laissant Mamilou encore patraque… Mais nous la retrouverons quelques heures plus tard requinquée après un massage au Spa ! ) et partons sur la seule route côtière. Quelques éclaircies viennent ponctuer notre escapade, c’est l occasion de sortir l’appareil !

Papou en profite également pour régaler ses petits enfants de bonbons… Complicité partagée.
Sur Moorea sont produits les jus de fruits de la marque Rotui, célèbre et unique localement. Des visites du site de fabrication sont organisées 2 fois par jour, et nous apprenons en y arrivant que le lundi cela n’a pas lieu. Déception. Nous profitons néanmoins de la dégustation doublée de l’histoire de la marque, de l’évolution des produits (des punchs alcoolisés, des jus légumes/fruits), des partenariats….
Il est 14h30 et nous n’avons toujours pas déjeuné .. Mais nous nous rendons bien vite compte qu’aucun restaurant ne nous servira : ici les journées commencent tôt et à 17h les commerces ferment… Le repas est donc naturellement plus proche de 12h que de 15 !
Retour à l’hôtel, l’estomac dans les talons, pour s’enfiler une collation avant le dîner !
Des jardiniers coupent régulièrement les coco des palmiers de l’hôtel pour éviter les accidents (pour rappel, la chute des cocos est l’une des 1ères causes de mortalité ici). Alors souvent les oisillons qui y sont logés tombent du nids. Arthur tentera d’en sauver quelques uns !
Au sein du complexe hotellier se trouve une clinique pour les tortues. Elles y sont recueillis, soignées et nourries avant d’être remises en liberté, au moins lorsque cela est possible. Certaines, trop handicapées (heurtées par une hélice ou par le harpon d’un braconnier), ne retrouveront pas la vie sauvage. Nous assistons au repas composé uniquement de poissons gras morts souvent disputés par les autres habitants du bassin : poissons picasso, balistes et même murènes ! ! Le soigneur y est d’ailleurs particulièrement vigilent tant une morsure peut être dangereuse.
La tortue en prospection : >> ici <<. Nourrir une tortue blessée par une hélice : >> ici <<
De nouveau les valises se remplissent en vue de la prochaine et dernière destination avec Mamilou et Papou : Huahiné.
Encore un saut de puce dans les airs pour gagner cette île, parmi les plus préservées de l’archipel. Divisée en 2 parties, Huahiné Nui (la grande) et Huahiné Iti (la petite) sont séparées par un étroit chenal, tout y est verdoyant, la végétation luxuriante étant ici particulièrement remarquable.
L’aéroport est tout proche du village principal, Fare, et de notre hôtel le Maitaï Lapita, un havre de paix aux bungalows spacieux construits selon le modèle des maisons anciennes polynésiennes. A peine y avons-nous posé les pieds que nous sommes sous le charme.

Personnel accueillant, souriant et chaleureux, bungalows posés au milieu d’un jardin fleuri et aéré, piscine donnant sur le plage, décoration soignée ou l’art de mettre en valeur les formes traditionnelles avec des matériaux contemporains… Tout contribue au bien-être.

Nous y passons 2 jours de rêve malgré la pluie qui s’ invite sous forme de grosses averses. Et la découverte de l’ile finit de nous charmer.
L’hôtel abrite de très belles pièces d’histoire…
En quelques heures ce mercredi 12 décembre, au volant de nos voitures de loc, nous longeons la route côtière tout d’abord en direction de l’ouest, là où le relief est le plus découpé jusqu’à atteindre le lac Fauna Nui au bord duquel se dressent 4 marae.
A peine plus loin, nous pouvons observer les pièges à poissons réalisés en blocs de corail qui retiennent les poissons avec le mouvement des marées montantes et descendantes.

Comme dans toutes les îles que nous avons pu visiter, nous sommes impressionnés par le nombre d’églises. Souvent 1 tous les kilomètres ! Elles sont catholiques, protestantes, évangélistes, adventistes, mormon, témoin de Jéhova…
La nature est très généreuse ici. Tout le monde à son arbre à pain, ses manguiers, ses ananas… Et souvent les familles disposent d’une cabane sur la route pour vendre leur production maison.
Les racines du Pandanus sont toujours aussi impressionnantes !
Dans la baie de Faie, une curiosité nous attire : les anguilles sacrées aux yeux bleus. elles sont les résidentes permanentes de la rivière et leur taille et leur nombre impressionnants leur confère un attrait supplémentaire.
En vidéo >> ici <<
En grimpant jusqu’au belvédère, nous profitons de la vue sur la baie de Maroe et Huahine Iti, en face. Puis nous rejoignons l’ile du sud, la plus petite, en traversant le pont, la route nous mène alors à la baie de Haapu aux plages de sable blanc bordées par les eaux bleues du lagon et les verts lumineux des collines.
Nous nous arrêtons à » la maison du pareo » pour admirer les créations de Miri et Franck lequel est originaire de St Herblain, à 2 pas de chez nous ( si,! Si! A l’échelle du monde, c’est vraiment à 2 pas! ).
Milou repart avec quelques très jolis pareos peints à la main… Apres ce sympathique moment, nous allons déjeuner au bord du lagon « Chez Tara », une restauration locale à l’ombre des cocotiers.

La balade se prolonge jusqu’à rentrer, transportés par la douceur, les paysages surprenants et particulièrement sauvages dans l’ile du sud. Un gros coup de coeur pour cette destination, où la beauté des paysages n’a d’égal que la gentillesse de la population.
Le ciel est gris >> ici <<, mais c’est très beau !
Et quand ça tombe… ça fait pas semblant >> ici <<
Le village de Fare où nous nous rendons à pied en longeant la mer depuis l’hotel recèle d’artisanat, de petites boutiques et de commodités mais ici comme partout en Polynésie entre 16h et 17h, les boutiques ferment! C’est la fin de la journée.
Tout l’art de détourner les vélos-porteurs de l’hôtel….
Encore quelques heures de farniente et nous reprenons tous un vol ce jeudi 13 décembre en direction de Papeete, voici que s’annonce la fin du voyage pour Mamilou et Papou… Arthur profite in extremis des talents de sa Milou pour avoir une coupe de cheveux ! Nous les laissons partir non sans un gros pincement au coeur en direction de Los Angeles puis Paris, arrivée prévue samedi matin…
Quelques minutes avant les au revoir !!!
Notre soirée se passe agréablement dans un restaurant de la marina emmenés par Didier et Marie, popas residents à Tahiti depuis 12 ans maintenant. Amis d’amis, ils sont de précieux conseils pour aller à la rencontre de l’ile (nous y séjournerons quelques jours à notre retour de croisière), comprendre le mode de vie… Un excellente soirée pleine de partage. Un grand merci à eux !
Notre journée de vendredi sera consacrée aux incontournables de l’intendance, aux devoirs ainsi qu’à jouer au Père Noël : les prénoms sont inscrits sur des papiers puis tirés au sort. Nous avons tous le même budget pour faire plaisir en fonction d’une liste proposée (potentiellement complétée par les autres membres de la famille) et nous voici lâchés dans les boutiques pour trouver la perle rare! Amusement garantie et jeu du chat et de la souris pour ne pas être surpris….
Demain – samedi 15 – nous embarquerons sur l’Aranui, cargo mixte de frêt et de passagers mais il nous faut encore tout faire rentrer dans les sacs de voyage !…
Les inclassables :
Rencontre avec un jeune couple adventiste venant de se marier…
Je l’avais oubliée celle-ci la dernière fois… mais elle vaut son pesant de cacahuètes ! Elle ne sont pas belles les 2 belles-soeurs ?
Nous avons toujours des nouvelles de notre brave Saxo… par Sophie et Maélys. En ce moment il est très … spacial !
Il a osé… Papou est devenu un tatoué ! un vrai !… avec une tortue sur l’épaule droite !!!
Enfin, nous souhaiterions partager avec vous les brimades que Servane nous impose au quotidien : SOS parents en danger : >> ici <<
Voici 3 nouveaux gages réalisés en famille :
Gage 15 :
| Santiago | Santiago est une ville animée… Direction le bar de votre choix et offrez une boisson à la table de votre choix. Profitez en pour trinquer avec vos nouveaux amis on a hâte de voir cette photo sur NOCIO ! |
Une photo prise au Chili ou nous avons partagé un verre avec 2 Français et 2 Chiliens ! Vous pouvez constater que les enfants sont sobres, eux !
Gage 16 :
| Ile de Pâques | Poster une photo de toute la famille devant la plus grande statut de l’ile de Pâques |
Les puristes pourront dire que ce n’est pas exactement la plus grande, puisque effectivement certaines sont plus grandes mais partiellement enterrées… Alors nous, nous avons bien aimé celle-ci !
Gage 17 :
| Tahiti | Initiez vous au tamouré en habit traditionnel ! Vidéo ou photo validerons ce gage ! |
Pour ce gage nous avons délégué la mission à Servane >> ici << et Bertrand >> ici << !
Quel talent !!!
Ia Ora Na à tous !!!
Dimanche 2 décembre. Notre vadrouille polynésienne se poursuit, nous passons d’une île sous-le-vent (baptisées ainsi en raison de leur position géographique, dans le flux de l’alizé) à l’autre, Raiatea (un stop avant de gagner Vahiné island), Taha’a (célèbre pour sa vanille), Maupiti (au charme authentique et discret), et maintenant Bora-Bora qui détient la palme de la notoriété internationale…
Bora-Bora fut révélée au monde lors de la Seconde Guerre mondiale, quand l’île servait de base arrière à l’armée américaine. Elle est surnommée « la perle du Pacifique » en raison de son fabuleux lagon.
L’aéroport est situé sur un motu au nord de l’île principale, nous y sommes accueillis par le personnel de l’hôtel, et longeons en navette Bora-Bora (9 km sur 4), l’île la plus visitée de la Polynésie française, pour gagner la pointe sud, Matira.
On découvre les infinies variations de bleus et de verts du lagon, invitation au rêve et… aux plaisirs nautiques…
De luxueux hôtels ont essaimé leurs bungalows et villas sur pilotis au dessus des eaux limpides. C’est d’ailleurs ici que les bungalows sur pilotis ont été inventés.
Si le temps est quelque peu couvert, nous profitons du cadre paradisiaque, parents et enfants apprécient la piscine, les kayaks ou encore les équipements pour le snorkling.
Des danses typiques de Bora Bora. Avec une vahiné >> ici << puis les hommes >> ici <<.
Le petit centre ville de Bora-Bora.
Mardi (après une grande journée de pure farniente la veille), lors de notre visite de l’île, nous découvrons une fabrique artisanale qui réalise les toits des bungalows, maisons traditionnelles…

Les feuilles de palmier sont immergées pour être plus malléables.
Le tressage de feuilles, une fabrication bien rodée : >> ici <<.

Puis le séchage des panneaux…
Les toits sont renouvelés tous les 6 ans.
Bora-Bora à été la première île de Polynésie a être « aménagée ». En effet les Américains y ont installé, dès 42, (quelques semaines seulement après Pearl Habor) une base de ravitaillement qui abritera jusqu’à 5 000 GI’s. Ils construiront une piste d’atterrissage, élargiront la passe d’accès au lagon, construiront des quais pour accueillir les grands bateaux… Ils protégeront aussi l’île avec 8 gros canons et équiperont l’île de 200 bunkers qui sont aujourd’hui encore utilisés par la population pour se protéger des cyclones.

Au cours de notre visite, nous assistons à une démonstration de mise en couleur de paréo :
Les bains de couleur >> ici << ainsi qu’une démonstration complète des différentes possibilités pour les nouer. Servane sera mannequin pour l’occasion >> ici <<.
Mercredi, départ de bonne heure (et de bonne humeur ! Enfin on s’y emploie…) sous une pluie battante, ponchos et parapluies sont de sortie, mais pas Bertrand qui souffre d’une oreille et qui profitera des bons soins du médecin… Nous montons dans un vaste camion aménagé en promène-toutistes pour aller profiter du lagon de Bora-Bora qui a lui seul vaut le voyage, c’est un incontournable !
Passées les premières impressions mitigées, le soleil faisant son apparition, nous nous laissons gagner par la bonne humeur de Joseph et de ses frères Max et Robert, personnages hauts en couleurs parlant tahitien, français, anglais et javanais, euh non, japonais, chinois à l’occasion… Si nous sommes de nombreux touristes inscrits pour cette journée, ils sont prévenants pour tous et plus encore pour chacun de nos enfants. Clémentine, Margot et Maëlle sont traitées en princesses, Servane dépasse ses appréhensions entre humour et provoc’, Arthur qui maîtrise l’activité sous-marine trouve des interlocuteurs passionnés et passionnants !
Entre la pointe de Matira et la pointe sud du motu Piti Aau, à côté de la barrière de corail, le bateau est ancré, et nous mis à l’eau pour nager parmi les raies… ainsi que les 1er requins à pointe noire !!! >> ici <<
Maëlle et Alex… comme au cinéma : >> ici <<
Un peu plus loin, dans 1 mètre d’eau, de nouveau des raies, grises, bien décidées à attraper les morceaux de poisson généreusement distribués. Habituées à cette nourriture facile, elles sont insistantes passant entre nos jambes et nous caressant de leurs grandes nageoires… Sensations garanties…
La journée continue avec une ambiance excellente >> ici << !
Nos guides débusquerons une énorme murène >> ici <<
Les 1ers contacts de Margot avec les raies >> ici << !
Et la musique reprend de plus belle >> ici << !
Extraordinaire, en plein lagon, nous nageons avec les raies et les requins >> ici << !
Nous arrivons pour le déjeuner sur un motu où un Lagonarium est installé : tortues, raies, requins, poissons tropicaux… Steph découvre et caresse un gros requin dormeur dans un coin. Il se pose dans le fond, la gueule face au courant pour dormir tout en respirant >> ici <<.
Une nouvelle démonstration de nouage de paréos orchestrée par Robert pour laquelle Servane sert (encore) de modèle…
Nous rentrons en-chan-tés. A Bertrand nous racontons nos plus beaux exploits… pendant qu’il nous fait part de sa visite chez un médecin interne des hôpitaux de Nantes !!! Inégal partage…
Nous profitons quelques heures encore de l’accueil, de la douceur de vivre, des délices de la table de cet l’hôtel à taille humaine, demain, jeudi, nous volerons en direction de Moorea, les 11 toujours réunis…
Moorea, l’île soeur de Tahiti dont elle n’est séparée que par un chenal, est couronnée de pics volcaniques. Nous y posons nos (nombreuses !!) valises ce jeudi 6 décembre… Temps couvert, averses passagères ou pluies tropicales n’ont de cesse de cacher le soleil. Et cela va durer plusieurs jours… On ne sort même plus la crème solaire !!
Ce jardin d’Eden, cerné par un lagon limpide où règne une grande douceur de vivre, nous le visitons avec l’aide de Salvatore, Italien installé et marié ici depuis 42 ans. D’un diamètre de 9 kilomètres, l’île (dont une partie est sous les eaux de la mer depuis l’effondrement du volcan) est aujourd’hui une terre agricole entourée de majestueux sommets. Et dans son mini-bus notre chauffeur nous conduit dans un jardin tropical, ravissant, la nature y est luxuriante !
Arthur découvre le fruit de la passion « confiture ». A droite, le nono (qui est le nom de l’arbre et de son fruit) en tahitien. Le terme « noni» a été créé récemment pour la commercialisation du jus extrait de la pulpe du fruit. Les feuilles et fruits de Noni étaient utilisés en pharmacopée traditionnelle pour traiter les panaris, les angines, les brûlures, les piqûres de nohu (poissons pierre), les abcès divers et en particulier celui du sein, le diabète sucré, les tumeurs abdominales et la Ciguatéra (gratte). Les activités antibiotiques et larvicides du jus du fruit mûr de Noni ont été reconnues scientifiquement par le pharmacien Cuzent en 1893 à Tahiti, puis par les américains à Bora Bora en 1940.Depuis les années 90, le Noni de Tahiti est exporté en grandes quantités aux États-Unis et au Japon.
L’ananas dont Mooréa s’est fait une spécialité.
Le corossol souvent transformé en jus de fruit.
La culture de la vanille sous serre.
Puis direction le Belvédère, quelques kilomètres plus loin, à 240 mètres d’altitude, pour une petite balade au pied du mont Tohiea, le plus haut sommet de Moorea, culminant à 1207 mètres. Nous y découvrons également un Marae, site restauré comportant un mur d’enceinte en basalte de 40 mètres de long sur 17 mètres de large, en blocs de pierre assemblés. C’est un monuments sacré par excellence, lieux de culte de l’ancienne religion, les marae constituaient également un pivot de l’organisation socio-politique polynésienne.
Nous retrouvons les usages et croyances déjà aperçus sur l’îles de Pâques.
Belle vue sur le mont Rotui ( 899 mètres ) qui sépare, la baie d’Opunohu considérée comme l’une des plus belle du monde, et la baie de Cook tout aussi impressionnante.
A l’hôtel, Bertrand et Margot s’offrent un moment privilégié au Dolphin center,avec les 3 grands dauphins nés à Hawaii au Dolphin Quest ou retraités de la marine militaire américaine à San Diego en ce qui concerne Hina la femelle. Ils sont choyés par une équipe vétérinaire et scientifique et sont les stars de programmes interactifs et éducatifs.

Un moment vraiment privilégié avec ces magnifiques mammifères. Essais de grande vitesse… heureusement ils doivent avoir des freins en céramique >> ici << et de 1 looping, 1 >> ici <<
Les derniers moments de complicité entre Margot et sa marraine…. Retrouvailles programmées en juillet !
Puis c’est le départ !!! En route pour la métropole… 1 + 8 + 11 +1 = 21 heures de vols … plus les attentes !
Le soir nouveau spectacle traditionnel qui, ici aussi, se termine par le feu >> ici <<.
Arthur passe ses journées avec les animaux : poissons, oiseaux, escargots…
Pendant que Maëlle perfectionne ses saltos >> ici <<
Nous pensons que les écailles ou des nageoires vont bientôt leur pousser dans le dos !!!!!
Les inclassables :
Une nouvelle occasion de pensez à vous tous, et particulièrement aux copines vertaviennes, poussant leur chariot dans notre beau Super U pour les agapes de fin d’année… Et là, on pousserait bien le nôtre pour le remplir de douceurs, de vin, de fruits de mer…
Ça y est… on a réussi à virer les vieilles Bensimons archi-trouées de Servane !!! Heureusement Mamilou en avait ramené une paire neuve. Incroyable les ados ne peuvent-ils pas vivre sans Bensimons ?
….C’est là que nous atterrissons ce lundi, 23H15 heure locale, 3H15 heure pascuane…
23h15, nous débarquons à Tahiti, accueillis par un tamouré… >> ici << Sommes-nous au paradis ?
Il nous faudra encore passer la douane avant de nous laisser prendre en charge, collier de fleurs autour du cou, en direction de l’hôtel, superbe, vue sur le lagon… Si on se sent complètement privilégiés, on a surtout hâte de filer sous la couette. Rectification : ici, au mieux, on se faufile sous un simple drap !
Au réveil… On ose à peine y croire
!!!
Au matin, tout juste le temps de faire quelques pas, entre lagon et piscine, et nous reprenons un vol (45 mn) en direction de Raiatea puis un bateau qui nous conduit, longeant l’île de Taha’a, à un motu privé où nous attend notre famille !!! L’excitation est palpable !
La découverte incroyable des atolls à partir du ciel ! Le bleu magnifique des lagons !
Après 30 minutes de bateau, nous débarquons sur une île de rêve, pour les retrouvailles après 4 mois de séparation : >> ici <<
On vous passe les effusions, embrassades, larmes (on ne va pas cafter mais – bip- a versé sa p’tite larme !!), enfants portés bien haut et autres bisous bruyants… En un mot comme en cent, on était : HEUREUX.
Les bungalows posés au bord du lagon, leurs terrasses dominant la baie, le jardin à l’ombre des cocotiers, les buissons d’hibiscus, de frangipanier ou de tiaré, les pontons de bois blanchi… Ici tout ressemble aux cartes postales (celles dont on se dit qu’elles ont été retouchées tant cela semble féérique) !
La vue de notre bungalow !
Clin d’oeil pour Ti’Ded : nous découvrons la technique locale de mise au sec des bateaux … simple – 2 grandes roues manœuvrées à la main – et efficace !
Nous passons 4 jours sur place, entre repos et snorkling, découverte du récif en kayak et délices d’une table raffinée, nos vies racontées, éclats de rire…
Nous apercevons une raie léopard, qui nage comme les chauve-souris… >> ici <<
Les requins croisent dans le lagon, les raies volent dans l’eau translucide et « némo » flirte avec les coraux quand nos pieds tentent désespérément d’éviter les oursins. Nos plongées nous permettent de superbes observations, à peine croyables et quelques pêchent aussi : burgos géants (dégustée 1h plus tard à l’apéro !!), barracudas… Arthur nourrit la famille !
Et de 1 barracuda, 1 ! >> ici <<
Découverte d’une murène en balade >> ici <<
Nous profitons de notre séjour pour visiter, sur l’île de Taha’a, une plantation de vanille : la culture y est expliquée, l’origine aussi, de la fécondation (manuelle) de cette orchidée à sa commercialisation, nous saurons tout !
Pour en savoir plus, c’est >> ici << !
Tout le monde est attentif !
Bouture, culture naturel, cueillette, séchage… massage (et oui !) calibrage et emballage de la « meilleure vanille du monde » !!!
Après la culture sur terre, c’est à la culture sous la mer que nous consacrons cette fin de matinée avec la visite d’une ferme perlière. Au bout d’un ponton, caressés par le vent, nous découvrons les étapes de la production d’une perle : l’élevage, la greffe (réalisée par les mains agiles des chinois voyageant spécialement pour cela), les outils employés, les concessions d’élevage… Nous admirons également les réalisations en boutique et Servane sera particulièrement gâtée par son Tonton-parrain ainsi que Maëlle, Steph et Milou par Arthur !
Les huîtres perlières avec leur greffon.
A l’hôtel, nous profitons d’un spectacle de danse et musique traditionnelles, invitant les spectateurs à participer (nous ne serons pas en reste !!). La fin du show est impressionnant, à ne reproduire sous aucun prétexte les enfants. Mais voyez plutôt :
Une petite danse tahitienne… comme si vous y étiez >> ici <<
Le final est… enflammé ! >> ici <<
L’équipe de Vahiné Island est super sympa, ils partagent avec nous de nombreux moments :
Tressage des feuilles de cocotiers… >> ici << Mais avant, il faut savoir y monter… au cocotier, et là… il y a du savoir faire : >> ici << Alexandre s’initie également au tressage de paniers de feuilles de cocotiers. Mais pas à la grimpette !
Haute couture pour les princesses !
Même Mamilou craque !
Encore une nuit sur cette île paradisiaque où de l’accueil à l’assiette, des animations aux confortables farés, tout aura été réalisé avec goût et gentillesse…. Bravo!
Emmanuelle en emportera également un cuisant souvenir, des dizaines de piqûres d’oursins sur le dessus des 2 pieds!!
Notre prochaine escale est un motu en face de l’île de Maupiti, à 40 km de Bora-Bora, elle est composée d’un massif volcanique émergeant d’un lagon peu profond aux eaux transparentes. 5 motus aux plages de sable blanc entourent cette île préservée, tranquille et authentique.
Les conditions de logement sont ici plus simples, le lieu est demeuré assez sauvage et nous devons faire face à un accueil aux antipodes du climat! ! C’est la douche froide…
Ne demeurant que 2 nuits dans cette pension, nous relativisons (pour les plus zen! ), médisons (expérimentation collective) en nous disant qu’après « ça », « ailleurs » sera forcément mieux..Sur l’île de Maupiti, un saut de puce en bateau, nous louons des vélos pour parcourir les 9km qui permettent de faire le tour de ce petit bout de terre. Nous nous appliquons à rétropédaler pour freiner, et les premières frayeurs passées, tout le monde s’en sortira haut la main. Très vite la première et seule grande montée de l’île se présente et aucun de nous n’y parviendra sans descendre de son vélo (les locaux ne s’y attaque pas non plus !!!), la chaleur est écrasante et la montée en épingle invincible sans dérailleur.
Pas très glorieux mais bon … >> ici <<
Le point de vue sur les 2 baies que nous offre cette ascension vaut la suée infligée! Et déjà nous gagnons la plage, presque déserte, une eau tellement chaude que l’on cherche les courants froids…
Nous repartons, transpirants, en direction du « bourg » (3 églises : catholique, adventiste et protestante), une supérette fermée, un terrain de foot, et un unique restaurant. C’est la notre destination avant de regagner le motu en début d’après-midi. Le temps passe paisiblement entre sieste et farniente, lecture et culture, marche autour de cet îlot, les yeux rivés sur les monticules formés de coquillages (les vides sont particulièrement convoités par les bernard-l’ermite! ) et morceaux de coraux, à la recherche d’une forme, d’une couleur… les inédits de la saison!
Le lendemain matin, c’est snorkling dans une baie à quelques brasses d’une passe, une ouverture dans la barrière de corail qui entoure le lagon. Quelques très jolis spécimens de poissons tropicaux attirent sans cesse nos yeux éblouis : flûte, papillon, demoiselle à 3 bandes, sergent major, ange peau de citron, carengue (un type de thon blanc), baliste picasso, strié ou bleu…

Nager dans un aquarium géant… un vrai bonheur ! Vidéo 1 >> ici << – Vidéo 2 >> ici <<.
Un déjeuner rapide et nous filons prendre notre vol, 20 petites minutes! !, en direction de Bora-Bora, un mythe…
Les inclassables :
Pour la 1ère fois nous découvrons les préparatifs de Noël sous le soleil !
Le colis de Milou (la Grand-Maman…)… un régal !
L’eau est ici un véritable enjeu, on trouvera de l’eau de source traitée mais aussi de l’eau désalénisée.
Ici nous sommes loin, très loin du reste du monde…
L’Ile de Pâques est souvent appelée Rapa Nui, nom polynésien qui n’est pas pascuan d’origine. Ce point du globe, le plus éloigné d’un continent (3700 km des côtes sud-américaines), nous l’attendions, nous l’espérions. Et ce petit bout de terre de 166 km2 possède un unique village, Hanga Roa, en périphérie duquel nous posons nos valises après avoir été accueillis à l’aéroport avec les traditionnels colliers de fleurs par Christophe, français installé ici depuis une vingtaine d’années. Avant de gagner notre logement, une maisonnette dans un jardin soigné, à deux pas de la mer, Christophe nous guide dans le village, présentant les commerces, restaurants, port et plage… Et déjà les premiers Moai (les grandes statues)… Ce soir-là, à deux pas de notre location, nous descendons à Ana Kai Tangata ou « grotte des cannibales », au plafond de laquelle ont été peints des hommes-oiseaux.
Arrivée chez Christophe, accueil traditionnel avec les colliers de fleurs. Arthur a toujours ses béquilles.
La première rencontre des Pascuans avec les Européens a eu lieu en 1722. Un amiral Hollandais, Jacob Roggeven, a découvert l’Ile au soir du dimanche 5 avril, jour de Pâques, et si le premier contact fut amical, 10 Pascuans furent tués par la suite, un marin ayant pris peur. Et s’ils découvrirent l’île avec ses statues debout, les navigateurs qui les suivirent constatèrent d’importants bouleversements internes de l’île qui précipitèrent cette société dans l’anarchie.
La légende dit qu’une guerre sans merci opposait les Courtes-Oreilles, dominés et oppressés aux Longues-Oreilles et que les Pascuans ont sans doute détruit leur environnement, à commencer par les arbres (transport des Moai, crémation des corps). Un péché d’orgueil fou, les Moai, ont abouti à la destruction de l’environnement puis à l’autodestruction de cette petite société, accélérée ensuite par l’expansion européenne, passant alors de plusieurs milliers à une petite centaine… Théorie réfuté par certains spécialistes : « je ne crois pas à son histoire d’effondrement. Tout simplement parce que personne n’a jamais coupé d’arbres pour transporter les Moaï. La tradition orale rapporte qu’ils ont marché jusqu’à leur destination, et c’est très probablement le cas ».
Mais en ce cas, à quoi les Rapa Nui doivent-ils leur quasi disparition ? « Quand Roggeveen, le premier étranger, débarque en 1722, il rencontre un peuple prospère, debout dans sa culture. Deux générations plus tard, quand les Espagnols reviennent, c’est le désastre. Notre hypothèse est que les maladies apportées par les Hollandais ont ravagé l’île. Les épidémies provoquées par l’irruption des Européens ont été la principale cause de décès liés à la découverte de terres et de peuples nouveaux. Les autochtones n’étaient pas immunisés ». C’est donc au choc microbien, qu’il faudrait attribuer l’effondrement de la civilisation pascuane ?
Au volant de notre Jimny, une micro voiture qui nous rappelle quelques souvenirs (nous en avons eu une alors que Servane n’avait que quelques mois), nous allons, impatients, sur la route de la côte sud pour découvrir les premiers sites : Vinapu, composé de deux ahu (plate-forme cérémonielle de pierres destinées à recevoir un Moai) qui tournent le dos à la falaise, Hanga Te’e avec ses 8 statues couchées face contre terre, Akahanga où deux ahu encerclent une petite baie. L’un compte 5 statues renversées et l’autre au moins 16. Et presque au centre de la baie, une grande statue qui devait être en cours de livraison (car elle n’a pas ses yeux ouverts) gît face contre terre….
Kilomètre après kilomètre nous nous rapprochons de Rano Raraku, la carrière des Moai. Sur les pentes de ce volcan, de l’an 1000 à l’an 1680 d’énormes statues (près de 900) ont été façonnées, plusieurs dizaines de ces œuvres imposantes encore accrochées au volcan ou ensevelies (parfois partiellement comme on peut le voir sur les photos). Tout est impressionnant ici. On reste subjugués, le site est probablement l’un des plus magique de la planète, jusqu’à son lac intérieur…
Un aperçu du lac intérieur et de ses chevaux sauvages >> ici <<
Les Moai en chiffres :
- Le plus grand, Te Tokonga, couché dans la carrière mesurait 21,60m pour 180 tonnes estimées
- Le plus grand Moai érigé, Te Paro, mesurait 9,80m (sans son pukao ou coiffe), 74 t
- Le plus grand Moai jamais transporté (et brisé en cours de route) mesure 11m de long.
A moins de 2 km de la carrière, le plus prestigieux de tous les ahu de l’Ile de Pâques est celui de Tongariki dont les 15 statues font face au Rano Raraku (la carrière). Saccagé lors des guerres de clans puis dispersé par un raz-de-marée en 1960, le site fut restauré de 1991 à 1993 avec l’aide d’une firme japonaise, fabricant de grues avec ce slogan : « Tadano redresse même l’histoire » ! Le lendemain, nous y retournerons au petit matin, en amoureux, attendant que le soleil s’invite et éclaire les Moai…
Ce soir-là, après un petit tout à la plage de Hanga Roa (une minuscule crique de sable volcanique) où Arthur nage avec ses premières tortues, nous allons admirer le soleil se couchant sur le complexe cérémoniel de Tahai : d’un côté l’ahu Vai Uri et ses cinq statues, de l’autre l’ahu Tahai et sa statue unique. Ce site est sans doute le plus populaire, le soir venu, rassemblant touristes et locaux.
Dans cette petite baie, nous découvrons le port, où les pécheurs préparent leur poisson >> ici << et une petite plage où les tortues ont leurs habitudes…
Arthur passera des heures dans l’eau à nager avec les tortues >> ici << et à jouer les équilibristes >> ici << !
Mais notre découverte s’arrête pas là, il y a encore tant à comprendre, tant à admirer : longeant la forêt d’eucalyptus, au cœur de l’ile, nous gagnons les sites de Papa Vaka, un site de pétroglyphes, qui bien que difficiles à « lire » car effacer par l’érosion et le piétinement, révèle parmi les plus grandes et nombreuses figures comme le poulpe, les tortues, pirogues… gravées dans la pierre… Les bandes de chevaux à demi sauvages sont, comme partout sur l’île, omniprésents.
Dans la baie de la Pérouse (ce navigateur français y fit une brève escale en 1786) on aborde le site de Te Pito Kura avant de rejoindre la plage d’Anakena dominée par l’ahu Nau Nau, partiellement restauré. Les mégalithes ont pour la plupart été façonnés dans la roche du volcan Rano Raraku. Le choix de ce matériau tient à son extraordinaire malléabilité : composé de cendres volcaniques compactées et de petits morceaux de basaltes, il se prête parfaitement au travail de la pierre. Les statues étaient entièrement réalisées dans la carrière et ensuite transportés à leur destination finale où, une fois hissés sur leur ahu, des yeux leur étaient ajoutés ainsi qu’une coiffe ou chignon en tuf rouge, Pukao, qui était posée sur certains d’entre eux. Sur cette plage de sable blanc, nous profiterons du soleil et d’une eau bleue et fraîche.
Cette île compte une soixante de cônes, attestant d’une intense activité volcanique, aujourd’hui éteinte et dont les trois plus grands sont le Poike à l’est (370 m), le somptueux Rano Kau à l’ouest (324 m) et son cratère quasiment parfait, le Maunga Terevaka au nord (511m) que nous avons entrepris de visiter à cheval : dans la wish list, nous pouvons donc valider « balade à cheval sur l’île de Pâques » ! Départ en milieu de matinée pour 2 bonnes heures (nos fessiers sont mis à rude épreuve !) en direction du haut du volcan offrant une vue panoramique sur l’île. Nous en avons bien profité, mines réjouies et cuisses affutées !!
Toute la famille à cheval pour réaliser un rêve : découvrir l’île lors d’une grande balade >> ici << et devinez qui prend la tête au galop ? >> ici <<
Retour en pick up, la sécurité est un peu loin de ce que nous connaissons en Europe ! Pas de ceinture, pas de casque, et souvent beaucoup de monde dans les bennes…
Les Moai étaient – et on le sait aujourd’hui avec certitude – des représentations d’ancêtre célèbres qui, tournant (pour la plupart) le dos à la mer, protégeaient leur clan, et tous avaient un nom. Installé sur une plate-forme sacrée appelée ahu, également lieu de sépulture, le Moai portait la responsabilité de la partie du monde qu’il regardait. A l’exception des Moai de Ahu Akivi qui sont les seuls à regarder vers la mer et que nous admirons au retour… encore un mystère….
Cette soirée-là nous assistons à un spectacle de danses « traditionnelles », 1heure30 d’un show bien rôdé, dynamique, généreux et entrainant. Mais voyez plutôt :
On commence par une danse féminine >> ici <<, puis les hommes >> ici <<
Et qui montera sur la scène ??? >> ici <<, puis le final >> ici <<
Notre séjour touche à sa fin, nous profitons du soleil, fidèle, et notre dernière marche nous la débutons sur le sentier qui fait face à notre hébergement, grimpant le volcan Rana Kau qui renferme dans son cratère les joncs emblématiques dont les Pascuans faisaient leurs bateaux. Sur l’arête du cratère nous gagnons le village d’Orongo, restauré de 1974 à 1976. Il regroupe une cinquantaine de maisons à l’architecture très particulière. Elles ont été construites à l’aide de fines dalles de pierre superposées. Les Rapanui les avaient dotées d’entrées extrêmement basses et étroites où ils pénétraient en rampant.
La cérémonie de l’homme oiseau se déroulait de juillet à septembre, pendant le printemps austral, période de ponte des hirondelles de mer. Il s’agissait d’un concours dont le but était de recueillir le premier oeuf de la saison. Les participants nageaient 2 km jusqu’à Motu Nui, dans des eaux particulièrement dangereuses car infestées de requins. Une fois sur l’îlot, ils attendaient des semaines d’y découvrir le premier œuf du printemps.
Le gagnant, où l’homme représenté par le gagnant, obtenait alors le titre d’homme-oiseau. Erigé à l’état de demi-dieu, on le disait envoyé par Make Make, la divinité suprême. L’homme-oiseau devenait pour une année, l’interlocuteur entre les dieux et les hommes. Le site archéologique d’Orongo en possède des centaines de représentations.

En 2005, Kevin Costner produira un film qui retracera cette histoire. Ce film est dispo sur YouTube : >> ici <<
Nous sommes touchés par la beauté du cratère, sa lumière, son immensité… Nous parcourons le village avec hâte car les enfants qui sont restés à la location nous attendent ; ils remonteront, en voiture, jusqu’au sommet du volcan un peu plus tard avec Alexandre. Il fallait qu’ils voient cela !
Ces quelques jours sur ce confetti en pleine mer ( à peine plus grand que Belle-Île ) nous aurons permis d’aller à la rencontre, de connaitre et mieux comprendre ce qu’un petit peuple a vécu ici : une expérience hors du commun, hors du temps, sans aucun doute unique dans l’histoire de l’humanité. On ne repart pas de Rapa Nui sans se sentir immensément chanceux…
Jolie croix Polynésienne. Le catholicisme est très présent sur l’île comme partout en Amérique du Sud.
Les inclassables :
Nous croiserons une famille française qui réalise aussi un tour du monde avec leur 2 enfants. C’est toujours un plaisir d’échanger quelques mots avec de telle familles. Nous échangeons rapidement nos coordonnées. Leur particularité ? Ce sont les enfants qui réalisent les posts du blog chaque jour : http://hakanana.blog.free.fr/. Leurs petits camarades d’école ouvrent chaque matin le blog pour partager leur aventure.
Makoko, la fille de Christophe en habits traditionnels réalisés par sa maman.
De nombreuses carcasses de chevaux sur l’île. Les conditions de vie sont rudes y compris pour les chevaux. Pas beaucoup d’eau, pas beaucoup de nourriture.
La station de Maitencillo où nous arrivons ce jeudi s’étire le long de la côte du Pacifique, les habitations posées à flanc de colline, commerces et halle des pêcheurs le long de l’unique route. C’est une impression assez curieuse, entre bétonnage à gogo et nature préservée des plages, on ne sent pas complètement conquis mais le charme opère malgré tout.
Allez on respire : >> ici <<
Le (seul !) point fort de notre logement pour les 2 prochaines nuits, c’est la vue : en surplomb de la mer d’une soixantaine de mètres, la baie s’offre à nous, sublime.
Bizarre, ici beaucoup de maison ont des cheveux !
Nous sommes prévenus…. zone à risque!
La journée de vendredi est assez maussade, le soleil est discret et la température tout juste printanière… Le travail scolaire effectué, nous filons en voiture, de port en port, de place en place…
Rencontre avec les pêcheurs qui nettoient leurs filets au retour de la pêche : >> ici <<
Les étales jouxtent les bateaux … la vente de poissons et coquillages est directe !
Puis nous retrouvons nos amis pélicans… Quel bonheur >> ici << et >> là << et enfin >> par là << !
Remontant au nord de notre point de chute, visitant (mais surtout en voiture, les béquilles sont empêchantes !) les quelques villages et jolies zones résidentielles jusqu’à découvrir cette maison. Perso (Stéph), je craque : les idées de déménagement ne m’ont pas lâchée, et la bonne nouvelle c’est que le rêve ne coûte pas cher!!
Végétation inhabituelle pour nous, des cactus en bord de mer.
Cette soirée-là, nous la passons dans un délicieux resto, ambiance lounge, accueil sympa, chaleur du poêle et… sushis excellents et abordables, nos pensées sont pour nos amis les Aghadj’ (avec qui nous avons partagé quelques délirantes soirées makis, sushis et compagnie), mais on ne peut fournir que la photo !
Nos valises chargées dans la voiture ce samedi midi là, nous nous dirigeons plus au sud, toujours sur la côte jusqu’à trouver la sympathique ville de Con-Con (oui, ça existe ! Et ça se prononce conne-conne, comme ça y’en a pour tous les goûts !) : coup de cœur assuré quand nous longeons la côte, et le logement est vite trouvé. Car il fait particulièrement beau, nous ne résistons pas à l’appel d’une plage abritée… Et ressortons la crème solaire après 1 mois d’abstinence.

Arthur apercevra dans cette baie les 1ers phoques.
L’ultime étape de ce périple en terre sud-américaine (car l’Ile de Pâques, bien que Chilienne, c’est déjà la Polynésie, les Marquises…) nous l’avons programmée à Valparaiso, port et ville situés 120 km au nord-ouest de Santiago, et deuxième plus grande ville du pays avec 300 000 habitants.
La partie basse de la ville, nommée « Plan » où se situent le port et les rue commerçantes, est entourée de 44 collines, les Cerros, où résident les Portenos. La ville accueille plusieurs instances de portée nationale : le Congrès national, la Commandanture en chef de la marine chilienne, le service des Douanes et le Conseil National de la Culture et des Arts. Son centre historique a été déclaré Patrimoine culturel de l’Humanité par l’UNESCO en 2003.

Pour une ballade dans le plus vieux funiculaire de Valparaiso, c’est >> ici <<
Notre logement, une spacieuse maison (pour la première fois les enfants ont des chambres séparées , le luxe !) sur la colline Baron est proche des commerces et nous permet d’accéder aisément aux différents quartiers de la ville.

Notre première visite sera celle du port où nous embarquons sur un bateau, destination la baie : d’un bout à l’autre, nous longeons les navires militaires, 40% des effectifs sont amarrés ici, les navires marchands en déchargement, les immenses grues manœuvrant les containers, admirons la ville installée comme un amphithéâtre autour du port, la baie allant jusqu’à Vina del Mar, ville élégante et balnéaire. Nous rendons également visite aux lions de mers confortablement installés sur une barge. On vous fait partager, mais à coup sûr il vous manque l’odeur !

On embarque : >> ici <<.
Nous ne sommes qu’à quelques mètres de ces gros bébés « sauvages » >> Vidéo 1 ; Vidéo 2 <<
L' »Armada Chilienne » est composée de navires d’occasion achetés aux « grandes » marines.
Nous déambulons dans la ville, en direction du Museo a Cielo abierto, dans le Cerro Bellavista : graffitis et peintures murales se rencontrent pour donner naissance à des œuvres collectives, des fresques de grande taille réalisées par des artistes Chiliens. Au détour des rues, sur les façades, les murs, les escaliers, la peinture anime et habille : séduisant autant que remarquable.
Les quartiers Concepcion et Alegro pour leur architecture, la vue plongeante sur la ville, notamment sur le paseo Yougoslavo , les rues aux maisons colorées, les ruelles pavées… nous aurons permis une jolie promenade et Arthur en béquilles aura été très courageux ! Ces quartiers aux maisons colorées sont accessibles par des funiculaires (15 toujours utilisés contre 27 à l’origine) dont le plus ancien (Concepcion) encore en fonctionnement date de 1883.
Pas de séjour à Valparaiso sans visiter la « Sebastiana », une étrange bâtisse abandonnée au cœur d’un jardin en terrasse, tout en hauteur et en rondeur rachetée par Pablo Neruda (célèbre poète du XXème siècle), l’une de ses trois demeures surréalistes, où il vécut avec sa femme Mathilde. Il succomba au charme du cerro Bellavista, de sa vue sur l’océan, les toits et le clocher de la cathédrale.
La rencontre de Denis à Santiago nous amène à faire la connaissance de Patricia, « Patty », religieuse ayant quitté les ordres pour continuer à aider les prostituées. Dans un ancien restaurant transformé en QG, nous partageons un café avec cette femme remarquable, dynamique et dévouée, une femme récemment sortie de la prostitution, d’autres en formation (en journée, elles peuvent participer à des ateliers d’informatique, des cours…), des bénévoles… Les problématiques sont nombreuses car tout se fait en cachette (pour sortir de la prostitution, ces femmes doivent d’abord éviter que leur souteneur l’apprenne !), les fonds sont compliqués à lever pour soutenir la cause, l’obtention de locaux d’accueil… Et Patty, souriante et confiante, se démène ! A la mesure de notre immense chance, ce partage, ces témoignages, inscrivent dans notre cœur l’espoir d’un avenir meilleur pour chacune d’elles. Merci.
Les inclassables :
Ici on mange du « bife-bistec » (beefsteak) et des « Panqueques » (pancake) !
Le service de dépannage sur site existe bien ici … mais dans les pneus !
Petit clin d’oeil aux cousins (es) de Dijon… pour une fois, ce n’est pas de la moutarde !
Nous croyions que les manifestations étaient plus calme ici… pas sûr finalement !
Le nouveau « Parle à ma main »…
Ici ce n’est pas « latiguillos » ni « mangueras » mais simplement avec le terme « flexible » que l’on désigne le flexible !
Mais non ! Cette jeune femme n’a pas mis son slip sur son jean ! C’est simplement le haut retourné de sa salopette… Et oui !
Arthur, royal, pilote son caddy électrique !
Une cuvée spéciale « Gé » !
Le Chili s’étire sur une mince bande de terre de 4300 km de long. De fait, on trouve dans ce pays à la fois l’un des points les plus secs du globe, le désert d’Atacama, et l’un des plus humides, l’Ile de Chiloé.
Nous en avons déjà découvert l’extrême point sud, avec le Cap Horn, et c’est maintenant à Santiago, ville fondée en 1541, que les posons nos valises, dans le « barrio Brasil », quartier bohème et populaire. Depuis quelques années, il retrouve le dynamisme qui a fait sa gloire au XXe siècle, un mélange de modernité, avec ses musées et centre culturels, et de tradition avec ses bars traditionnels. Nous y trouvons facilement nos marques d’autant que l’accueil de notre B&B est chaleureux.
Cette ville que nous visitons ce lundi est entourée de la cordillère des Andes à l’est, et à l’ouest de la cordillère de la Costa (beaucoup moins haute que la première). Thiery, belge francophone installé à Santiago nous rejoint et avec lui nous prenons le métro pour nous rendre dans le centre et monter la colline Santa Lucia. C’est un des rares espaces verts de de cette ville, aujourd’hui une métropole de 6 millions d’habitants qui fait face à de réels problèmes de pollution et de trafic.

Ici le palmier du Chili, dont le tronc en forme de bouteille est assez typique.
Les sandwiches typiques d’ici !
Tout en découvrant l’histoire et l’architecture, nous déambulons en visitant la Basilique de La Mercred puis, autour de la Plaza de Armas, la Cathédrale et surtout la Poste principale (Correo Central) dans laquelle se tient un musée qui nous aura tous beaucoup intéressés.
Nous visitons un petit musée des postes et télécommunications, l’occasion de découvrir le Morse.
Le palais Présidentiel !
Nous traversons une partie de la ville ce mardi pour faire la rencontre de Denis Gallet, instigateur du micro-crédit au Chili. Cet homme bienveillant, passionné, ouvert nous raconte le développement de cette innovation qui a fait le plus parler d’elle dans la lutte contre la pauvreté et qui consiste en l’attribution de prêts de faible montant aux plus démunis : aujourd’hui, 15% de la population chilienne ne sait pas si elle va pouvoir manger (10 à 12% en France !)

Ces prêts consentis pour l’achat d’une machine à coudre, d’un four, d’un triporteur… permettent de débuter une activité et ainsi de sortir de l’extrême pauvreté. Les poblacions (les favelas locales) sont au nombre de 150, et les employés des micro-crédits sont des habitants de ces quartiers car les plus aptes à évaluer le risque lié au prêt : ils connaissent les besoins, les truands, les tire-au-flanc… Signe du succès ? Les plus grandes banques du pays sont devenues des artisans du micro-crédit, fortes du constat qu’à terme les bénéficiaires deviennent des clients!
Denis nous raconte les débuts, et ce qui découle : une association professionnelle de toutes les corporations de micro-crédit (banques, coopératives, ONG…), un réseau créé il y a 10 ans maintenant permettant de passer d’une logique de compétition à une saine concurrence d’entre-aide et de travail.
Et il ne s’arrête pas là puisqu’il a fondé les « écoles de la vocation » dont celle située à Angers, « Fondacio » voilà maintenant plus de 30 ans. Il s’oriente aujourd’hui plus spécifiquement vers les chefs d’entreprise, dans des groupes de développement, de formation humaine.
Nous nous sentons sincèrement heureux de ce partage, et repartons instruits en ayant pu expliquer et illustrer cet aspect de la solidarité aux enfants. Et parce que nous avons la chance de pouvoir manger 3 fois par jour, nous filons retrouver Daniel, ami alsacien travaillant en Argentine, dans un restaurant so delicious…
Quel plaisir de retrouver Daniel à l’autre bout du monde. Daniel – Calendrier CHRONO N°2 !!! – expliquera aux enfants le fonctionnement des mines d’or, de cuivre au Chili. Il fourni des machines à ces mines, certaines font plus de 650 tonnes !
Ici le crabe, c’est le centolla : le king crabe !
Il nous faut encore trouver une voiture pour découvrir la région. Direction l’aéroport, nous n’avons rien réservé et passons d’un loueur à l’autre, en essuyant les échecs : aucune familiale ! Néanmoins le dernier sera le bon, ouf !, et nous repartons avec un Kia XXL, hyper logeable bien qu’un peu ancien. Nous espérions repasser une nouvelle fois la frontière argentine, traversant la Cordillère pour rejoindre Mendoza… et revoir Daniel ! Impossible d’avoir une autorisation pour notre véhicule en moins de 2 jours, et ceci d’autant plus que le coût est élevé. Nous changeons donc notre fusil d’épaule…
Nous filons donc en direction de Los Andes, 70 km au nord de la ville. Et la guesthouse qui nous ouvre ses portes a vraiment beaucoup de charme : http://www.hostalruralsantamaria.cl/, mais pour le Wi-Fi, on le cherche encore !!
Temps scolaire en début de matinée ce mercredi avant de prendre la route qui mène en Argentine et découvrir Portillo, dernier point habité à 2850 m d’altitude et station de ski l’hiver (l’hiver d’ici, en juin/juillet…). Nous irons jusqu’à la frontière sans pouvoir la passer, ceci d’autant plus que notre véhicule nous lâche… à 2 300 mètres d’altitude.
En pleine montée, alors que nous venions de doubler un camion, le moteur n’accélère plus, impossible de continuer à avancer… Alexandre parvient, en marche arrière, à gagner un terre-plein, ouf. Cahin-caha nous gagnons le seul et unique hôtel-restaurant où les plus grandes équipes de skieurs du monde entier résident lors de leurs entraînements et y attendons « les secours » !
Et voila la station… pardon la micro station ! C’est ici que JC Killy gagne les Championnats du monde 1966.
Quelques heures plus tard, nous avons un nouveau véhicule, un vaste 4×4. Et pendant tout ce temps, au gré d’une petite balade, Arthur saute d’un rocher et se tord la cheville… Nous finirons cette chaotique journée à l’hôpital de Los Andes. Le verdict : entorse. Bande de maintien, gel et béquilles, voici le programme pour la semaine à venir.
Nous découvrons, que comme en France, les urgences portent mal leur nom. Un petit plus, un tableau qui donne l’affectation des patients ainsi que le temps d’attente. Bon cette dernière partie ne fonctionne finalement pas très bien…
Il n’est donc plus possible de se promener longuement autrement qu’en voiture. Le rythme s’en trouve modifié…
Les chevaux sont partout pour le grand bonheur de Maëlle !
Comme sur la plupart des routes en Amérique du Sud, les stèles sont présentes. Ici on est assez démonstratif et patriote !
Nous traversons une région de production de fleurs.
Visite d’un petit vignoble familial… >> ici <<

Nous arrivons sur la côte dans la station balnéaire de Maitencillo seulement le temps est couvert et frais. Brrr…
Les inclassables :
Les enfants s’essaient aux photos sous-marines.
Une fresque de rue qui a enchantée Maëlle.
Tiens Saxo serait-il célèbre ici aussi ?
Nous n’aurions jamais du voir ce panneau (à la frontière entre Argentine et Chili), mais la station était tellement petite que nous l’avons loupée !!!
——–
Une équipe de tournage en train de filmer un clip de rap… sans musique ! >> ici <<
On manifeste aussi au Chili… mais c’est plus calme qu’en Argentine : >> ici <<
Bon alors vous l’aurez voulu !!!
Il ne faudra pas se plaindre…
Désolé Nicolas… ils m’ont obligé !

Lieu du crime : el Cabo de Hornos !
Coordonnées : 67° 17′ 21″ Ouest 55° 58′ 47″ Sud
Vent : jusqu’à plus de 300 km/h

Ce mémorial, symbole du Cap, représente un Albatros. Il est dédié aux marins ayant perdu la vie ici. Le légende veut que leurs âmes rejoignent les albatros pour garder le Cap.
Vidéo 1 >> ici <<
Vidéo 2 >> ici <<
Vidéo 3 >> ici <<
Voilà, c’est fait… je vous avais prévenu !
Notre découverte de Punta Arenas passée, nous embarquons le 6 novembre en fin d’après-midi pour 3 jours pleins de croisière. Cocktails (de bienvenue, du capitaine, d’adieu… Et entre les « officiels », ceux pour se réchauffer, faire connaissance, la tournée des uns et celle des autres! !), consignes de sécurité, présentation de navigation ou encore visite de la passerelle, de la salle des machines… : tout ce qui fait la vie d’un bateau de croisière en somme. Mais l’essentiel de nos activités est evidemment ailleurs, en l’occurence en mer ou à terre.

Départ de Punta Arénas.
On vous embarque >> ici << pour un grand coup d’air frais !
Présentation de notre croisière par le Capitaine.
Au lever du premier jour nous navigons sur le Seno Almirantazgo (dans le Parc National Alberto de Agostini) jusqu’à arriver dans la baie Ainsworth oú se trouve le glacier Marinelli, descendant de l’étendue de glace de la Cordillière des Andes. Premier débarquement en compagnie de notre guide Susana qui nous montre la faune et la flore, partage l’histoire de ce lieu, jamais habité.
Les Zod de débarquement.
Un couple d’oies bernache.
Nous continuons notre navigation jusqu’à arriver aux îlots Tuckers. A bord des zodiacs nous nous approchons d’une compagnie de manchots de Magellan qui a l’habitude de s’établir chaque printemps dans ce lieu (oui, nous sommes dans l’hémisphère sud, ici c’est le printemps! ). Pas de descente à terre étant donné la fragilité de l’écosystème, nous poursuivons donc l’observation avec les colonies de cormorans, les goélands austral ou encore les chimangos.
Nous découvrons la faune à partir des Zod sans débarquer pour ne pas perturber la période de nidification. A deux pas des manchots >> ici <<, la toilette, très importante pour garder un plumage bien étanche >> ici <<
Une colonie de Cormorans >> ici <<
Dans la soirée, le diner passé, c’est défilé de « mode » (enfin la mode du bateau, celle adaptée au froid, au vent et aux intempéries! !) puis bingo… La famille réunie participera à l’un et à l’autre, avec plus de succès pour Arthur et Maëlle qui défilent que pour le bingo…
Au matin suivant, la présentation « découverte de la Terre de Feu » passée, nous pouvons profiter du panorama offert sur le canal Ballenero et entrons, après le déjeuner, dans le majestueux fjord de Pia. Les conditions climatiques ne sont pas vraiment clémentes, mais il est maintenant temps de débarquer pour profiter de la vue panoramique sur le glacier.
Un grand bol d’air frais >> ici << et >> ici <<.
Sur ce plan les 3 type de glace : Celle qui renferme des bulles d’air (à droite), celle qui est compressée sous la masse du glacier (au centre) et cette qui porte des sédiments (à gauche).
Au retour, l’Avenue des Glaciers nous attend, chacun d’eux portant un nom de pays : Allemagne, France, Italie, Hollande. Au passage devant chacun d’entre eux, l’équipage nous propose de déguster des spécialités les représentant : saucisses et bière, champagne et fromage, pizza et vin… Et le tout en chanson !!!
Nous nous trouvons à une latitude de 55·56’S et 67·19’O au matin de ce troisième jour, nous avons rejoint l’extrême sud de l’Amérique : le Cap Horn !
Allez, dans le Zod pour le débarquement >> ici <<
Conditions de débarquement délicates, seules 70 % des tentatives réussissent. Nous sommes dans une baies mais le vent y claque par bourrasque et le vagues souvent empêche l’accostage.
Temps incroyable, nous sommes en été ici. Nous arrivons en zodiac sous le soleil et en 3 minutes nous prenons 1 centimètre de neige.
Le mémorial des Cap Horniers, confrérie qui étéait basée à St Malo. (à gauche). La petite Chapelle du Cap.
Le levé des couleurs lors du passage de visiteurs. L’entrée du phare, désormais dans la maison du gardien.
La tradition est qu’ici chaque bateau qui réussit à débarquer laisse un pavillon ou un souvenir.
Malgré l’intensité des conditions climatiques, nous parvenons à débarquer, il est 7 heures du matin… Cette zone protégée a été déclarée Réserve Mondiale de Biosphère par l’Unesco en 2005. L’armée chilienne est présente sur le site : un officier habite sur l’ile avec sa famille (deux enfants de 14 et 8 ans) et chaque année en décembre une nouvelle famille emménage. Une année ponctuée des visites des croisièristes sur le site! Et cette année celle de l’équipe de télévision de Thalassa. L’émission : Vie de famille au Cap Horn >> ici <<
Il fait froid, très froid et les vêtements récupérés sont peu étanche… alors nous additionnons les couches. Photo avec Ivan Cadiz, l’officier de la Marine Chilienne qui garde le phare avec sa famille. Paula, son épouse à accueilli les enfants chez elle pour les réchauffer, ils étaient gelés.
En moins d’une heure, nous avons pu : embarquer dans le tender avec la soleil, arriver à terre sous la neige, nous faire fouetter par un vent violent autant que glacé, revoir le soleil, subir une attaque de « mitraillettes à neige »… L’expérience du Cap Horn est décidément unique, en plus d’être mythique!
De retour à bord, une navigation houleuse nous attend et tous ne parviendront pas à sortir de leur cabine !! Ce midi-là, la salle de restaurant est étrangement calme…
Les enfants se refont une santé et c’est en amoureux que nous débarquons dans la Baie Wulaia. Ce lieu se distingue par sa tranquillité et sa beauté naturelle.
Nous y découvrons les vestiges de la présence Yaghan, les habitants originaux de la zone. Le centre d’information met en valeur l’histoire de ce lieu, la rencontre des Yaghans avec les premiers explorateurs européens (dont Charles Darwin) et l’extinction du peuple : au nombre de 3000 à 3500 au début du 19ème siécle, déssimés par les épidémies, il ne reste aujourd’hui qu’une seule vieille femme de pure souche Yaghan encore en vie. En écrivant, elle tente de sauver la mémoire de cette ethnie.

Cristina Calderon – Dernière Yaghan.
Carte des peuples indigènes à l’origine.

Certains vivaient entièrement nu dans un climat incroyablement hostile
A ce jour, il reste moins de 20 indigènes toutes tribus confondues.
Nous profitons d’une ascension avec notre petit groupe jusqu’au mirador à 180 mètres d’altitude, non sans faire particulièrement attention, le terrain équipé de sentiers en bois et de cordes aux emplacements des fortes pentes s’avère très glissant. Et cela nous mène à une observation exceptionnelle autant que rare, celle d’un castor dans son milieu naturel. Voyez plutôt, nous en étions bouche béée tant il était près… National Geographic en live! !
Tout d’abord, il regarde : >> ici <<, puis il sort prudement >> ici << et enfin, il va bosser ! >> ici <<
Dernière soirée à bord, nous apercevons aux dernières lueurs du jour les feux d’Ushuaia.
Nous débarquons à Ushuaia de bon matin et disposons de quelques heures pour nous ballader dans cette charmante petite station balnéaire du bout du monde. La ville (60 000 habitants) est bloquée entre la montagne et la mer.
Ici, on est un peu loin de tout !!!
Les inclassables :
Photo de départ avec une famille adorable de Suisses qui font un tour du monde avec leur 2 enfants. Leur blog est sur notre page d’accueil.
Maëlle très en forme rivalise avec Atlas !
Clin d’oeil aux Malouins qui ont fondés la confrérie des Cap Horniers. Regroupant les capitaines puis les marins ayant franchi le Cap à la voile.
Ceci est d’ailleurs une véritable gagure, voici sur cette carte l’itinéraire suivie par un bateau à voile le Susanna en 1905… Pas simple de passer le Cap. Plus de 10 000 marins y ont laissés leur vie.














































































































































































































































































